ALGÉRIE

In Amenas est devenu "l'endroit le mieux gardé d'Algérie"

Deux semaines après la prise d’otages qui a fait 38 morts sur le site gazier d’In Amenas, les autorités algériennes ont autorisé les journalistes à se rendre sur les lieux du drame.

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Impact de balles, 4x4 calcinés : deux semaines après la prise d’otages qui a coûté la vie à 38 personnes, le site gazier de Tiguentourine, en Algérie, affiche ses cicatrices. Jeudi 31 janvier, la presse nationale et internationale a été invitée par les autorités algériennes, vivement critiquées pour leur gestion du drame, à visiter le site autour duquel un impressionnant dispositif sécuritaire a été mis en place. "C'est l'endroit le mieux gardé du pays", confie, avec ironie, un travailleur.

Sous l’œil des journalistes présents sur place, Abdelatif Benadouda, directeur du site de Tiguentourine et témoin de la prise d’otages, raconte : "On a passé la nuit à l’extérieur avec [les ravisseurs] parce qu'ils avaient peur d'une attaque. Ils nous ont utilisés comme des boucliers humains."

Installations à l’arrêt

Dans l’usine de gaz, à 3 kilomètres de la base de vie, un deuxième groupe djihadiste était venu s’y réfugier. Accompagnés de plusieurs otages, les terroristes auraient alors tenté de faire exploser l’usine avant que l’armée ne lance l’assaut final. Depuis, les installations sont à l’arrêt.

"Nous procédons actuellement aux vérifications ultimes, afin de nous assurer de la sécurité des installations et de la mise sous gaz," confie Kemel Eddine Chikhi, directeur des associations au sein de la Sonatrach, l’une des sociétés gestionnaires de l’usine.

Le directeur général du site gazier a quant à lui annoncé la réouverture de l’usine "dans moins d'un mois, mais uniquement avec les Algériens". "Les partenaires étrangers ne reviendront pas avant trois mois", a-t-il précisé, en indiquant que pendant ce temps ils apporteraient "une assistance à distance".

Au total 37 otages étrangers, dont des Occidentaux, des Asiatiques et un Algérien, ont été tués au cours de la prise d’otages qui a duré quatre jours. Vingt-neuf ravisseurs ont également péri et trois autres ont été capturés.
 

FRANCE 24 avec dépêches

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