ZONE EURO

Hollande : "Depuis trop longtemps, l'Europe doute d'elle-même"

François Hollande devant le Parlement européen, le 5 février.
François Hollande devant le Parlement européen, le 5 février. Capture d'écran/FRANCE 24

Réaffirmant la nécessité de faire des économies dans le budget européen, le président français estime que la crise de la zone euro est "largement derrière nous" mais que nous sommes "loin d'en avoir tiré toutes les conséquences".

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Le président français François Hollande a affirmé mardi qu'il fallait faire des économies dans le budget européen, mais "pas affaiblir l'économie".

"Faire des économies oui, affaiblir l'économie, non", a lancé M. Hollande dans un discours devant le Parlement européen, à deux jours de l'ouverture d'un sommet qui s'annonce difficile sur le budget de l'UE pour la période 2014-2020.

Il a décliné quatre principes: "un niveau de dépenses qui préserve les politiques communes", une "politique de cohésion pas seulement pour les pays bénéficiaires mais pour l'ensemble de l'Europe", une "politique agricole qui permette de renforcer une industrie précieuse" et de "respecter l'environnement" et un "cadre financier qui doit prolonger le pacte de croissance".

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Le chef de l'Etat français a aussi estimé que "l'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen".

"S'il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d'en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace n'est plus la défiance des marchés, mais c'est celle des peuples", a-t-il mis en garde.

"Depuis trop longtemps l'Europe doute d'elle même, doute sur ces choix, met trop de temps à prendre des décisions majeures (...) et elle met trop peu de temps à réfléchir à ses orientations et à son architecture d'ensemble", a-t-il dit.

Selon M. Hollande, l'Europe "s'honore d'être un grand marché mais le défend mal et laisse sa monnaie vulnérable". "L'Europe est un continent où la croissance est trop faible, où un chômage de masse révèle la profondeur de la crise", a-t-il ajouté.

Il juge que le "moment est venu de lancer le grand chantier de l'approfondissement économique et monétaire". "La France y est prête", a-t-il assuré en plaidant pour "l'intégration" et la "solidarité".

AFP

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