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Des militaires français et tchadiens dans le fief islamiste d'Aguelhok

AFP

Après avoir quitté Kidal, les armées française et tchadienne patrouillent depuis jeudi dans Aguelhok, un des derniers fiefs islamistes, près de la frontière algérienne. De son côté, le Mujao affirme avoir ouvert un nouveau front dans le Nord.

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La reconquête du Nord-Mali se poursuit. Jeudi 7 février au soir, des soldats français et tchadiens sont arrivés à Aguelhok, à 160 km au nord de Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne.

Selon le capitaine Aliou Touré, de l'état-major de l'armée malienne, "des militaires français et tchadiens ont quitté Kidal et patrouillent actuellement à Aguelhok. Ils sont partis en nombre par la route, a confirmé un fonctionnaire au gouvernorat de Kidal. Ils sont arrivés à Aguelhok et vont ensuite se diriger vers Tessalit".

Depuis plusieurs jours, d'intenses frappes aériennes françaises ont visé des dépôts logistiques et des centres d'entraînement des groupes islamistes dans les régions d'Aguelhok et de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, selon le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard. Aguelhok et Tessalit se situent dans le massif des Ifoghas, vaste zone de montagnes et de grottes où, selon des experts et des sources de sécurité, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés.

Parmi eux, se trouveraient l'Algérien Abou Zeïd, l'un des émirs les plus radicaux d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, ancien rebelle touareg et actuel chef d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) qui connaît parfaitement la région. C'est aussi dans cette région que les sept otages français au Sahel seraient détenus.

Mines ou bombes artisanales

Si aucun combat n'est, pour l’heure, à signaler à Aguelhok, un porte-parole du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a assuré, jeudi, avoir ouvert un nouveau front dans la région de Gao face aux soldats français, maliens et africains en minant massivement les routes qu'ils doivent emprunter. "Nous avons réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes", a déclaré dans un communiqué adressé à l'AFP Abu Walid Sahraoui.

Ce vendredi, un homme circulant à moto s'est fait exploser à un poste de contrôle de l'armée malienne à Bourem, une ville située à une centaine de kilomètres au nord de Gao, blessant un soldat. Il s'agirait du premier attentat-suicide au Mali depuis le début de l'opération militaire française "Serval" qui a permis de reprendre les villes du nord du pays aux groupes islamistes armés.

Plus tôt dans la journée, un officier de la gendarmerie de Douentza, à 800 km au nord-est de Bamako, affirmait que quatre civils avaient été tués mercredi par une mine posée par les djihadistes. "C'étaient des civils qui revenaient d'une foire, sur un marché hebdomadaire de la région", a ensuite précisé le responsable de la gendarmerie qui avait d’abord annoncé la mort de quatre soldats maliens. Le décès des quatre civils a été confirmé par un membre du syndicat local des transporteurs.

Les militaires français ont fait part, à plusieurs reprises, de leur vigilance à l'égard d'éventuelles mines ou bombes artisanales que les islamistes auraient pu dissimuler avant de prendre la fuite. En particulier, le trajet entre Douentza et Gao (environ 400 km) est dangereux en raison des mines qui y ont été dissimulées.

FRANCE 24 avec dépêches

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