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Reportage : dans l'enfer de l'hôpital de Gao

AFP

Alors que les affrontements entre islamistes du Mujao et armée malienne font rage dans la ville de Gao, les habitants, souvent victimes collatérales du conflit, envahissent l'hôpital de la ville. Reportage de nos envoyés spéciaux.

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Dans les couloirs délabrés de l'hôpital de Gao, on a rarement vu telle affluence. Depuis le début des affrontements entre l'armée régulière malienne et les islamistes du Mujao, début février, le centre hospitalier de cette ville du Nord-Mali doit prendre en charge des dizaines de blessés par heure.

Quelque 500 formateurs de la mission de l'Union européenne de conseil et de formation à l'armée malienne (EUTM), arrivés vendredi 8 février au Mali, doivent officiellement commencer leur mission ce mardi.

"C'est un enfer pour les agents de santé. Nous avons été débordés. Les blessés viennent comme ça, les routes sont barrés pour accéder à l'hôpital, c'est très compliqué", explique un médecin, dont les équipes ne peuvent souffler que très tard dans la nuit.

Les habitants de la ville, victimes collatérales du conflit, patientent dans les longues files d'attente des urgences. Beaucoup ont frôlé la mort. "Quand les combats ont commencé [lundi 11 février], j'étais au marché. Je rangeais précipitamment mes produits quand j'ai reçu des éclats de balles", raconte un vieil homme.

D'autres n'ont pas eu la même chance. À la morgue de l'hôpital, un père de famille pleure la mort de son fils, victime, comme tant d'autres, d'une balle perdue. "Je suis blessé... Blessé au fond de mon cœur", s'effondre-t-il, dévasté par sa disparition.

 

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