FRANCE

Retranché dans une grue à Nantes, le père divorcé se dit prêt à redescendre

AFP

Retranché depuis vendredi dans une grue à Nantes, un père divorcé réclamant son droit de visite sur son fils a annoncé qu'il allait redescendre après la réunion prévue cette semaine entre des associations et la ministre de la Justice.

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Le père divorcé retranché depuis vendredi dans une grue à Nantes pour réclamer le rétablissement de son droit de visite sur son fils a annoncé lundi à l'AFP qu'il allait descendre après la réunion d'associations avec la ministre de la Justice prévue cette semaine.

"Je vais descendre après la réunion de Mme Taubira avec les associations" de défense des droits des pères, a affirmé Serge Charnay, 42 ans, "sauf si vraiment il y avait des imprévus pour d'autres raisons".

"Je vais revenir dans un processus normal", a également assuré M. Charnay, après une troisième nuit passée dans une grue située dans le secteur des anciens chantiers navals de la ville.

Il a indiqué qu'il souhaitait "prendre contact" avec son avocat, "étudier les propositions de logement et aussi juridiques qui m'ont été faites", tout en soulignant qu'il se méfiait du fonctionnement de l'institution judiciaire.

Les policiers "m'ont monté de l'eau à boire hier et je vais tester leurs intentions en leur demandant à manger aujourd'hui", a-t-il affirmé.

"Je ne regrette absolument pas" d'avoir emmené mon fils "l'année dernière deux mois en Ardèche, car sinon je ne l'aurais pas vu", a-t-il encore expliqué.

Dans un communiqué adressé à l'AFP, révélant une série d'éléments graves attribués au père, l'avocate de la mère de l'enfant, né en 2006, avait fait état de deux soustractions d'enfant - l'une de 15 jours en 2010 et une seconde de deux mois et demi en 2011 -, ainsi que de propos menaçants de Serge Charnay à l'égard de la mère de son fils.

Selon elle, à la suite de ces soustractions, "la cour d'appel de Rennes a suspendu le droit d'accueil du père".

Le préfet de Loire-Atlantique, Christian Galliard de Lavernée, avait également renouvelé dimanche la proposition des autorités permettant au père de déposer lundi matin "une requête expresse au tribunal pour réexaminer sa situation". "Un avocat sera à sa disposition au tribunal", avait assuré le préfet.

AFP

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