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François Hollande en Grèce pour prôner une méthode équilibrée

AFP

À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation anti-austérité en Grèce, François Hollande est attendu à Athènes. Le président français entend y délivrer un message d'équilibre entre redressement budgétaire et préservation de la croissance.

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À l’inverse de l’accueil empreint de quolibets réservé à la chancellière allemande, Angela Merkel, en octobre, les Grecs se préparent à recevoir François Hollande en ami, ce mardi 19 février, à la veille d'une journée de manifestations prévue contre l'austérité. Le président français vient exprimer sa confiance dans un futur rebond du membre le plus fragile de la zone euro, au moment même où la France est poussée à préciser ses projets d'économies et de réformes.

Message d’équilibre

"François Hollande est accueilli en ami"

François Hollande, qui sera accueilli par le Premier ministre grec, Antonis Samaras, à 11h30 (09h30 GMT), y apportera son message d'équilibre entre redressement budgétaire et préservation de la croissance, qui s'est jusqu'à présent heurté à la méfiance de ses partenaires allemands, une orientation qu'il espère faire accepter aux Européens pour son propre pays.

"En Grèce, les sacrifices demandés à la population ont été plus douloureux qu'ailleurs. L'assainissement des finances publiques est nécessaire mais ne peut suffire", a-t-il déclaré lundi en amont de sa visite dans un entretien au quotidien "Ta Ne".

"C'est pourquoi des mesures de soutien à la croissance sont indispensables. Je suis venu à Athènes pour dire la disponibilité de la France à y contribuer, par une coopération entre nos administrations, par l'engagement des entreprises françaises, par la mobilisation des fonds européens", a-t-il ajouté.

Au bord de la faillite

La Grèce a une nouvelle fois évité la faillite en décembre grâce au soutien financier de l'Europe et du Fonds monétaire international (FMI) et l'idée d'une explosion imminente de la zone euro est aujourd'hui écartée par les marchés financiers.

Mais en attendant que les gains de compétitivité réalisés au prix de réformes lourdes et de baisses des salaires se transforment en bénéfices économiques, le pays se dirige vers une sixième année de récession et le chômage poursuit son envolée.

Établi à 27 % de la population active, il est déjà plus élevé en Grèce que dans tous les autres pays de la zone euro, et les économistes prévoient que les destructions d'emplois vont se poursuivre, certains prévoyant un taux de chômage à 30 %.

L'économie devrait quant à elle se contracter de 4,5 % cette année, après un recul d'environ 6,5 % l'an dernier, ce qui porterait à près d'un quart la baisse du produit intérieur brut (PIB) du pays depuis le début de la récession en 2008.

Du côté de la France, François Hollande et son gouvernement affronteront vendredi le verdict de la Commission européenne, après l'aveu, la semaine dernière, de l'impossibilité de réduire comme promis le déficit public à 3 % du PIB fin 2013 du fait d'une croissance économique bien plus faible qu'espéré il y a quelques mois.

FRANCE 24 avec dépêches

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