TUNISIE

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali démissionne

Après l'échec de sa tentative de former un gouvernement sans étiquette politique, le Premier ministre tunisien a, comme il s'y était engagé, annoncé sa démission lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un entretien avec le président Marzouki.

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Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a démissionné mardi 19 février, après l’échec de son projet de formation d’un gouvernement de technocrates visant à mettre fin à la crise politique.

Une promesse qu’il a donc tenue. "J’avais promis qu’en cas d’échec de mon initiative, je démissionnerais et (...) je l’ai déjà fait", a déclaré le chef du gouvernement lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec le président Moncef Marzouki.

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"J'ai promis qu'en cas d'échec, je démissionnerai"

Hamadi Jebali avait reconnu la veille l’échec de son projet. Les principaux partis politiques tunisiens n’avaient pas réussi à s’accorder sur la formation d’un nouveau gouvernement d’experts indépendants – et donc sans étiquette politique - après la tourmente provoquée par l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, le 6 février.

"L'échec de mon initiative n'est pas l'échec de la Tunisie"

Le Premier ministre tunisien était même rentré en conflit avec son propre camp, Ennadha, qui estimait que cette initiative - bien accueillie par l'opposition laïque - remettait en cause la légitimité des urnes.

Malgré tout, Jebali reste confiant et croit en la capacité de la Tunisie à sortir de la crise politique.  "L'échec de mon initiative ne signifie pas l'échec de la Tunisie ou l'échec de la révolution", a-t-il souligné, "je suis convaincu" qu'un gouvernement apolitique "est le meilleur moyen pour sortir le pays de l'errance".

Il a également insisté une nouvelle fois sur l'urgence de fixer la date des prochaines élections.

Avec dépêches

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