MAROC

Le Marathon des Sables, une épreuve qui change les hommes

Cimbaly

La 28e édition du Sultan Marathon des Sables, la plus célèbre course pédestre du Sahara, se disputera du 5 au 15 avril prochain au Maroc. Une épreuve qui dépasse largement le cadre du sport. Cette course est l’occasion de rompre avec le quotidien.

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Plus de 1 000 concurrents de 50 nationalités différentes prendront le départ, le 5 avril prochain, du 28e Sultan Marathon des Sables. Au programme, six jours de course dans les provinces d'Errachidia et de Tinghrir, au cœur du Sahara marocain, en autosuffisance alimentaire (chaque concurrent doit porter sa nourriture et son matériel ndlr.) et cela sur plus de 230 km ! Une aventure folle, mais qui dure.

"Lors de la première édition en 1986, il y avait 23 concurrents sur la ligne départ ! On nous considérait alors comme les fous du désert", se remémore Patrick Bauer le directeur de la course. "Nous étions complètement d’avant-garde. Les trails n’existaient pas, les produits high-tech non plus. On était ultra précurseurs. Après, nous avons eu 62 coureurs puis 150… On a eu une progression lente mais régulière. Et ça dure maintenant depuis 28 ans !"

Et les concurrents en redemandent. L’objectif, rompre avec le quotidien et dépasser ses limites. "Quand on revient du Marathon des Sables, on est changé, différent !", explique ainsi la triple lauréate de l’épreuve Laurence Klein. "Pendant 6 jours, on se coupe du monde. Plus de téléphone portable, plus d’électricité, on revient vraiment à l’origine des choses. Et de temps en temps, cela fait vraiment du bien de se couper de notre quotidien. On peut dire que lors du Marathon des Sables, on revient aux sources, à l’essentiel, pour ensuite repartir de plus belle."

La solidarité au cœur du Marathon

Cette année, les concurrents vont découvrir un parcours de lacs asséchés, de djebels avec des pentes allant jusqu’à 25 % de dénivelé, des plateaux caillouteux, des petites oasis ou encore des oueds encaissés. Une vraie diversité, terrain de jeu de cette drôle de caravane imprégnée d’énergie, de solidarité et de partage. À ce titre, la 6e et dernière étape de cette 28e édition se fera au profit de l’Unicef.

"On court le Marathon des Sables en individuel, mais certains le font également en équipe pour défendre des causes", précise Patrick Bauer. "Beaucoup vont faire l’effort sous la bannière d’associations pour récolter des fonds pour lutter contre le cancer, la mucoviscidose, le sida et bien d’autres nobles causes."

Autre maitre mot de l’organisation, le respect de l’environnement. "On a la chance de découvrir des sites sublimes, il faut les préserver. C’est un minimum par rapport à ce que le désert nous offre. Donc on récupère tout !", explique Patrick Bauer."On possède un four incinérateur sur un gros camion qui brule tous les détritus de la caravane. On a également une douzaine de personnes avec des quads qui veillent à ce qu’il ne reste rien après le passage des concurrents."

"Rien n’a jamais arrêté la course"

Des sportifs déterminés qui vont évoluer pendant 10 jours dans un environnement très sécurisé. Un facteur du succès et de la longévité du Marathon des Sables, selon son directeur. "On a eu deux guerres du Golfe depuis que le Marathon des Sables existe. On a eu aussi le 'printemps arabe', l’annulation d’un Dakar en Mauritanie, les crues, les invasions de crickets… mais rien n’a jamais arrêté l’événement. Et cela va continuer", prévient Patrick Bauer. "J’ai une confiance totale dans la stabilité du Maroc. Ensuite, il faut dire que nous bénéficions de l’aide des forces armées royales marocaines. Sa Majesté le roi nous honore de son haut patronage depuis 18 années consécutives. C’est une vraie preuve de confiance vis-à-vis de notre organisation. On en est très fiers."

Alors qui succédera chez les hommes au Jordanien Salameh Al Aqr (19h59’21) et à Laurence Klein chez les femmes (26h15’40) ? Réponse le 12 avril prochain au cœur du désert marocain.

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