CAMEROUN

La recherche des otages français se poursuit au Nigeria

AFP

La recherche des sept Français enlevés dans l'Extrême-Nord du Cameroun le 19 février se poursuivait vendredi au Nigeria, au lendemain de la fausse annonce de leur libération. Par ailleurs, des ressortissants français commencent à quitter la région.

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"Que ce soit côté français, ou côté camerounais, on est partagés entre optimisme et inquiétudes", raconte l'envoyé spécial de FRANCE 24 Willy Bracciano. La fausse annonce de la libération des otages français pourrait davantage compliquer la situation, assure le reporter d'après les témoignages qu'il a pu recueillir depuis jeudi soir.

Par ailleurs, l'annonce de François Hollande selon laquelle les otages auraient été séparés n'a pas rassuré. "Ici, on pense que cela va compliquer la localisation", explique Willy Bracciano. "Cela risque de compromettre une arrivée groupée des

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De nombreux ressortissants français sont partagés entre espoir et inquiétudes

otages."

Les sept otages français, trois adultes et quatre enfants, âgés de 5 à 12 ans, et appartenant à la même famille, seraient séparés en deux groupes et détenus par leurs ravisseurs dans le nord-est du Nigeria. Depuis le 21 février, les forces nigérianes concentrent leurs recherches dans ce secteur, frontalier avec l'Extrême-Nord du Cameroun où la famille a été enlevée le 19 février. Le jour même du rapt, des gendarmes et des militaires français avaient été dépêchés sur place  pour collaborer à l'enquête, "en accord et en étroite coordination avec la police camerounaise" avait annoncé le ministère français de la Défense.

Les recherches se concentrent au Nigeria

Tous les regards se portent désormais vers le Nigeria, où les forces du pays ont poursuivi vendredi la traque des ravisseurs, alors que des expatriés commencent à quitter l'Extrême-Nord du Cameroun classé "zone rouge" par le Quai d'Orsay depuis l'enlèvement.

"Des coopérants et agents d'ONG internationales sont en train de quitter la ville (de Maroua, principale ville de l'Extrême-Nord)", a affirmé à l'AFP Henri Tourneux, un chercheur français établi dans la ville depuis environ 20 ans. Le calme est néanmoins de mise, selon le reporter Willy Bracciano.

Mais s'il est difficile de collecter des informations fiables pour des raisons de sécurité évidentes, "le fait que les recherches se concentrent dans une zone bien précise laisse penser que l'on dispose d'élements d'information en haut lieu," assure le reporter de FRANCE 24. "Cela pourrait présager un dénouement heureux", ajoute t-il.

La priorité est "d'abord d'identifier la place exacte où (les otages) seraient retenus" avant d'envisager "comment nous pourrions les faire libérer dans les meilleures conditions", avait déclaré jeudi le président français François Hollande. "Nous sommes en pleine coopération avec les autorités nigérianes et camerounaises pour localiser l'endroit où seraient retenus nos ressortissants", avait-t-il précisé.

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