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François Fillon met le cap sur la présidentielle de 2017

AFP

L'ancien Premier ministre François Fillon a tenu, mardi soir, son premier grand meeting à la Mutualité de Paris devant quelque 2 000 personnes. Il a lancé sa campagne en vue de l'élection présidentielle de 2017 avec un discours offensif.

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Ce n'est désormais plus un secret de polichinelle : il faudra bien compter avec François Fillon à la prochaine campagne présidentielle de 2017. L'ancien Premier ministre a lancé, mardi 26 février, sa campagne avec un discours très offensif, décochant des flèches contre le gouvernement de François Hollande qui, selon lui, conduit la France "au bord des précipices" mais aussi contre son grand rival Jean-François Copé.

Quelque 2 000 partisans de François Fillon s'étaient rassemblés dans une salle de la Mutualité, bondée, pour participer à son premier grand meeting, n’hésitant pas à l’interrompre avec un tonnerre d’applaudissements. "Nous sommes donc à nouveau là", a-t-il lancé dans la salle où l'ancien président Nicolas Sarkozy avait prononcé son dernier discours, au soir de sa défaite, le 6 mai 2012.

Virulent à l’égard de la politique socialiste qu’il juge "mensongère", "sans ambition", "sans audace" et "sans cap", François Fillon n’a pas non plus manquer d’écorner l’image de son rival politique Jean-François Copé. "Autrefois, les partis politiques étaient d'immenses chaudrons où se forgeaient les idées, les projets, les rêves d'action (…) Aujourd'hui, tout se fait en vase clos (...) L'UMP est loin d'être la maison des Français qui se pressent dans le RER de 18 heures", s'est-il exclamé, allusion à la phrase célèbre d'André Malraux ["le gaullisme c'est le métro à 6 heures du soir"].

Malgré l'accord passé entre eux le 17 décembre pour mettre fin à plus d'un mois de crise à l'UMP, après le "fiasco" de l'élection du président du parti le 18 novembre, la plaie est toujours ouverte. "Je n'ai pas aimé ce combat qui nous a blessés", a-t-il dit.

"Comment ne pas avoir le rendez-vous de 2016 en tête ?"

Pendant son discours, François Fillon a semblé se concentrer sur la primaire de 2016 et sur rien d'autre. "En 2016, il y aura des primaires ouvertes à l'UMP pour désigner notre candidat à l'élection présidentielle. C'est encore loin, mais comment ne pas avoir ce rendez-vous en tête ?", s'est-il interrogé, tout en dévoilant les contours de son futur programme présidentiel.

"Il faudra décentraliser le dialogue social et sortir des 35 heures pour aller vers les 39 heures", a-t-il affirmé. Il faudra aussi "repenser notre fiscalité", "alléger le coût du travail", "élargir les voies d'un capitalisme populaire".

Dans une longue interview au "Monde" publiée plus tôt dans la journée de mardi, il a aussi pris soin de se démarquer de l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy, dont une partie de la droite espère toujours le retour : "Nous sommes tous au même niveau et avons tous nos preuves à faire. Moi le premier". Copé a, quant à lui, promis de se désister en faveur de l'ancien président si ce dernier décidait de se représenter à la magistrature suprême.

François Fillon a également répété qu’il ne serait pas candidat à la Mairie de Paris en 2014 avant de faire applaudir Nathalie Kosciusko-Morizet, présente à la Mutualité, et elle-même candidate au poste de Bertrand Delanoë. Côté présidence de l’UMP, fonction que le député s'est âprement disputée avec Copé, la hache de guerre est superficiellement enterrée, sa position est en revanche plus floue : "Je prendrai ma décision avant l'été", a-t-il assuré, "on ne doit pas monter dans tous les trains qui partent".

Avec dépêches

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