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Reporters

Brésil : Rio, aux limites du crime

Avant la Coupe du monde de football de 2014, les autorités veulent sécuriser Rio et ses favelas, souvent contrôlées par les narcotrafiquants. La reconquête a commencé, mais les trafiquants n’ont pas dit leur dernier mot. Nos reporters ont réussi à les rencontrer.

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Depuis fin 2008, l’heure est à la "pacification" des favelas de Rio de Janeiro : la reconquête des territoires abandonnés et laissés aux mains des gangs armés pendant des décennies. Tout porte à croire que l’opération est une réussite : baisse du nombre d'homicides et des chiffres de la criminalité, flambée du prix des loyers, retour du calme nécessaire aux affaires et aux investisseurs…

L’année dernière, j’ai réalisé un Reporter aux côtés des policiers partis à la reconquête des favelas. Cette fois-ci, j’ai voulu me placer de l’autre côté. Du côté des trafiquants. Que deviennent les chefs de gangs chassés des favelas ? Que deviennent leurs armes lourdes ? Comment vivent les habitants des quartiers qui ne sont pas encore pacifiés ? Quelle est la réalité derrière les statistiques flatteuses ?

J’ai voulu approcher le fameux "Commando Vermelho" (le Commando rouge), dit "CV". Le CV est l’une des plus grandes organisations criminelles du Brésil. Elle est connue pour ses braquages spectaculaires, ses techniques de guérillas et ses assassinats de personnalités publiques mais aussi pour la bravoure de ses membres. Il est par exemple arrivé à un membre du commando de tenir pendant dix heures face à plusieurs centaines de policiers*…

Depuis les prisons, les chefs de gangs restent aux commandes

Le CV dispose d'armes de guerre : AK47, M16, Fal, 12.7, AT4… Un arsenal qui lui a permis de prendre le contrôle de nombreuses favelas de Rio, comme Rocinha, Dona Marta ou encore et le Complexo do Alemao.

Avec le succès du processus de pacification, l’organisation est en mutation. Elle a subi de nombreuses pertes avec la reconquête des favelas par les autorités. Mais depuis les prisons, notamment celle de Bangu, en banlieue de Rio, les grands chefs restent aux commandes des opérations. Le CV tente de se restructurer dans certaines régions autour de Rio de Janeiro et dans d’autres États voisins.

Le Commando Vermelho ne se laisse pas facilement approcher par les journalistes… Après des mois de négociation, il m’a enfin ouvert ses portes. À travers ce reportage, je vous propose une immersion dans le milieu brésilien des armes et du trafic de drogue dans les favelas. Un autre monde à la marge de Rio la magnifique...

*Cette fusillade a été relatée en 2010 dans le film de Caco Souza "400 contra 1 – Uma História do Crime Organizado"

[Remerciements à Marco Alves, spécialiste du crime au Brésil chez Velours International]

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