SYRIE

Tentative avortée de l’ONU pour libérer les 21 observateurs

AFP

Peu après être entré dans le village syrien de Jamla où sont retenus les 21 observateurs enlevés mercredi, un convoi de l’ONU a dû rapidement quitter les lieux vendredi en raison de bombardements dans une ville voisine.

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La tentative de libération des otages philippins, enlevés mercredi par un groupe syrien dans le Golan, aura été de courte durée. Un convoi de l'ONU est entré, vendredi 8 mars, dans le village syrien de Jamla pour libérer les 21 observateurs des Nations unies, avant de se retirer subitement suite à un bombardement de l’armée syrienne sur un village proche. L’organisation internationale a par la suite annoncé que les efforts pour les récupérer étaient suspendus et reprendraient samedi.

"Quand les véhicules de l'ONU sont entrés à Jamla, l'armée syrienne a bombardé un village voisin. Les véhicules de l'ONU se sont alors retirés de Jamla", a déclaré Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), citant un porte-parole de La "Brigade des martyrs de Yarmouk, le groupe rebelle responsable de l'enlèvement.

Jamla "soumis à un intense bombardement"

Dans le même temps, le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a affirmé à New York que Jamla était "soumis à un intense bombardement des forces armées syriennes", sans préciser s'il parlait du village où sont retenus les otages ou de la région de Jamla.

Il a dit espérer qu'un "cessez-le feu de quelques heures" de l'armée syrienne permette la libération des 21 observateurs philippins membres de la Force de l'observation du désengagement sur le Golan (FNUOD), capturés mercredi.
La FNUOD est chargée depuis 1974 de faire respecter un cessez-le-feu entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan (sud), occupé en grande partie par l'Etat hébreu.
La "Brigade des martyrs de Yarmouk", le groupe rebelle qui détient les observateurs, avait réclamé en premier lieu le retrait de l'armée de Bachar al-Assad de la région de Jamla, du côté syrien de la ligne du cessez-le feu, avant de demander l'arrêt des bombardements pour permettre l'évacuation des observateurs.
Plus tôt dans la journée, certains des observateurs de l'ONU enlevés étaient apparus sur deux vidéos diffusées sur Internet. Les otages filmés y affirmaient "ne pas pouvoir rentrer" mais être "bien traités".
Avec dépêches
 

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