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Les 2 000 soldats tchadiens intègrent la mission africaine au Mali

AFP

Le contingent tchadien de quelque 2 000 hommes, qui opèrent aux côtés des troupes françaises pour combattre les djihaidstes dans le nord du Mali, a intégré, depuis samedi, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).

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Les 2 000 soldats tchadiens envoyés au Mali, pour combattre, avec les troupes françaises, les groupes djihadistes dans l'extrême nord du pays, font désormais partie de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), la force africaine déployée dans le pays. Cette dernière, qui compte désormais environ 6 300 soldats, est censée prendre à terme, avec l'armée malienne, le relais des soldats français pour sécuriser le territoire malien.

 
Considéré comme le plus aguerri de toutes les troupes africaines, le contingent tchadien a déjà payé un lourd tribut dans la guerre, où il est en première ligne. En effet, environ 800 soldats tchadiens livrent, aux côtés des troupes françaises, de durs combats rapprochés dans le massif des Ifoghas (nord-est), près de la frontière avec l'Algérie. C’est dans cette zone que les djihadistes se sont retranchés après avoir été chassés des grandes villes du Mali.
 
Les Tchadiens attendent toujours d'être rejoints par les autres militaires africains de la Misma. "Nous avons demander à nos camarades [de la Misma, NDLR] d’essayer de remonter leurs troupes vers le Nord, pour quand même essayer de nous apporter un appui", explique à FRANCE 24 le général Brahim Said Mahamat, chef d'état-major général des armées tchadiennes. Début mars, le ministre des Affaires étrangères tchadien, Moussa Faki, avait regretté la lenteur du déploiement des troupes africaines. "Le retard dans la mise en mouvement des forces de la Cédeao est certes regrettable, nous pensons que dans ce genre de conflit il faut agir vite", avait-t-il déclaré.
 
De son côté, interrogé par FRANCE 24, le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major général des forces républicaines de Côté d'Ivoire, a évoqué un "déploiement progressif, qui tient compte des réalités du terrain et des capacités" de la Misma.
 
Le retrait des forces françaises déployées au Mali dans le cadre de l'opération Serval débutera, lui, en avril. "L’allègement progressif du dispositif militaire français ne sera possible qu’à une condition : que la Misma et l’armée malienne tiennent leurs promesses et accélèrent leur déploiement sur le terrain", précise Donaig Le Du, envoyée spéciale de FRANCE 24.
 
 

 

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