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Dix ans après la guerre en Irak, Tony Blair continue de se justifier

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Il y a dix ans, la Grande-Bretagne s'engageait au côté des États-Unis dans une guerre controversée en Irak. Dans une interview, le Premier ministre britannique de l'époque, Tony Blair, a une nouvelle fois défendu cette décision.

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Dix ans après l'engagement du Royaume-Uni dans le conflit en l’Irak, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair a justifié une nouvelle fois son engagement aux côtés des États-Unis.

Dans une interview accordée à la télévision britannique ITV, il a défendu sa décision de partir en guerre au côté du président américain George W. Bush contre "le tyran Saddam".

"Je continue de croire qu'il fallait déposer Saddam [Hussein, le président irakien, NDLR]", a affirmé Tony Blair.

Avocat de profession, il a utilisé les mêmes arguments qu’il y a dix ans sur la nécessité de renverser le régime irakien : "Si on avait laissé Saddam au pouvoir en Irak, il se serait produit un carnage pire encore que celui en cours en Syrie, sans espoir de solution en vue".

"Des centaines de milliers de gens ont trouvé la mort dans les guerres qu'il a entreprises. Il a eu recours à des armes chimiques contre son propre peuple", a-t-il également rappelé.

Un conflit impopulaire

Alors qu’un sondage "YouGov" réalisé à l'occasion du dixième anniversaire du conflit montre que les Britanniques regrettent cet engagement (53 % d’entre eux pensent que la décision de partir en guerre en Irak était mauvaise, 27 % qui l'approuvent), Tony Blair n’exprime pour sa part aucun regret : "J'ai pris une décision que je croyais juste. Et je l'ai prise sciemment en sachant qu'elle serait très impopulaire".

La pilule irakienne passe également toujours aussi mal dans son propre camp travailliste. "Bush est la pire chose qui soit arrivée à Blair", a commenté sur la même chaîne l'ex-ministre des Affaires étrangères David Miliband.

L'ancien ambassadeur britannique à Washington, Sir Christopher Meyer, l’a également récemment critiqué dans les colonnes du Daily Telegraph conservateur. Tony Blair était devenu selon lui un "membre honoraire du premier cercle constitué de néo-conservateurs et faucons qui dictaient la politique américaine".

Une commission d’enquête

Les détracteurs les plus remontés "du blairisme" continuent d'exiger de Tony Blair qu'il réponde en justice de "ses crimes de guerre". Réunis au sein de la coalition "Stop the war", ils perturbent chacune des rares apparitions publiques de l'ancien Premier ministre en son pays.

Une commission d'enquête doit aussi faire toute la lumière sur les conditions de l'engagement du Royaume-Uni en Irak, à laquelle ont pris part 45 000 soldats britanniques, dont 179 ont perdu la vie. Ses conclusions ne sont pas attendues avant fin 2013.

Avec dépêches
 

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