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Bagdad : une cinquantaine de morts dans une série d'attentats anti-chiites

Photo AFP

De nouveaux attentats ont fait une cinquantaine de morts à Bagdad, ce mardi, au sein de la communauté chiite, à la veille du dixième anniversaire de l'invasion du pays. Les autorités ont reporté les élections provinciales prévues le 20 avril.

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Au moins 50 personnes ont été tuées et 171 autres ont été blessées à Bagdad, ce mardi, lors d'une nouvelle série d'attentats visant la communauté chiite d'Irak, à la veille du dixième anniversaire de l'invasion du pays.

Ces attaques ont été, pour la plupart, perpétrées au moyen de voitures piégées.

Dès après que les détonations ont résonné dans la capitale, la police et l'armée, dont les barrages sont érigés un peu partout dans la capitale, ont renforcé leurs contrôles, selon un journaliste de l'AFP.

Au total, l'explosion de onze voitures piégées et d'un engin improvisé ainsi que deux assassinats ciblés ont ensanglanté le pays. Les quartiers de Sadr City, Machtal, Zafraniya, Bagdad Jadida, Kazimiya, Chouala, Saïdiya et Mansour, mais aussi la ville d'Iskandariya, à 50 km au sud de Bagdad, ont été touchés.

Pas de revendication

Cette vague d'attentats n'a pas été revendiquée mais les groupes insurgés sunnites, dont Al-Qaïda en Irak, s'en prennent régulièrement à la communauté chiite, à la police et à l'armée, dans l'espoir de déstabiliser le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki, dominé par les chiites.

La violence n'a pas reflué dans le pays ces dernières semaines, alors que l'Irak s'apprête à marquer dans la plus grande discrétion le dixième anniversaire de son invasion par une coalition emmenée par les États-Unis. La semaine dernière, 87 personnes ont péri dans des attentats.

Jeudi dernier par ailleurs, des hommes armés sont parvenus à mener une attaque spectaculaire contre le ministère de la Justice en plein Bagdad. L'explosion de trois voitures piégées et l'assaut contre le bâtiment ont fait 30 morts, selon le ministre de la Justice.

Les élections provinciales reportées

À ces violences chroniques s'ajoute l'instabilité politique qui gangrène le pays. Depuis fin décembre, la minorité sunnite, qui se dit lésée par la politique du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, manifeste en masse pour réclamer l'abrogation de lois antiterroristes dont elle estime faire les frais ainsi que la libération de prisonniers qu'elle juge injustement emprisonnés.

Face aux inquiétudes liées à la sécurité, le gouvernement irakien a décidé de reporter les élections provinciales prévues le 20 avril "de six mois au maximum", a annoncé un responsable de la commission électorale à l'AFP.

"Le gouvernement a pris [cette décision] à cause de la situation sécuritaire", a déclaré Kataa al-Zobaïe, membre de la commission électorale.

Avec dépêches

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