JUSTICE INTERNATIONALE

Kigali apporte son aide au transfert du Congolais Bosco Ntaganda à la CPI

AFP

Le président rwandais, Paul Kagame, s'est dit prêt à œuvrer pour le transfèrement de Bosco Ntaganda vers La Haye. Le rebelle congolais est accusé de viols, meurtres, pillages et enrôlements d'enfants-soldats entre 2002 et 2003 en RD Congo.

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Le président rwandais, Paul Kagame, a affirmé jeudi 21 mars que son pays apporterait tout le soutien nécessaire au transfert du rebelle de République démocratique du Congo (RDC) Bosco Ntaganda vers la Cour pénale internationale (CPI), qui devrait être effectif dans les "deux jours", selon la procureure de la juridiction, la Gambienne Fatou Bensouda.

"Nous allons travailler pour faire en sorte que tout ce dont l'ambassade américaine a besoin en lien avec l'affaire Bosco Ntaganda soit mis en œuvre aussi rapidement que possible," a déclaré Paul Kagame dans un communiqué. Lundi 18 mars, Bosco Ntaganda, l'un des seigneurs de guerre les plus recherchés de la région des Grands Lacs, a étonnamment choisi de trouver refuge à l’ambassade américaine de Kigali, dans des circonstances encore inconnues, demandant lui-même à être envoyé devant la CPI.

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Réaction du Premier ministre congolais à la reddition de Ntaganda


Rôle ambigu de Kigali

Coopératif dans cette affaire, le Rwanda a toutefois été largement accusé par le passé d'entretenir des liens étroits avec les rebelles congolais et de protéger Bosco Ntaganda, notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d'enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans l'Ituri (nord-est de la RDC).

Les ONG accusent également le rebelle d'être responsable de crimes dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), où il est soupçonné d'avoir dirigé la rébellion du M23, qui a explosé en deux factions rivales fin février.

Avec dépêches

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