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ZONE EURO

Le sort de Chypre suspendu à l'adoption d'un "plan B"

AFP
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Vidéo par : Alexia KEFALAS
3 min

Le Parlement chypriote doit adopter vendredi un nouveau plan de sauvetage susceptible de satisfaire les bailleurs de fonds. Sollicitée par Nicosie, la Russie a refusé d'apporter son aide.

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Le temps presse pour Chypre. Alors que la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu'elle couperait lundi le robinet des liquidités aux banques chypriotes, à moins d'un accord acceptable entre Nicosie et ses bailleurs de fonds, la séance exceptionnelle du Parlement chypriote prévue vendredi matin a été retardée. En cause : le réexamen des projets de loi destinés à lever des milliards d'euros afin de pouvoir s'assurer un plan de sauvetage européen et éviter la faillite.

Alors que Nicosie a mis sur la table une proposition aux contours flous de fonds de solidarité, un responsable du parti de la chancelière allemande Angela Merkel a estimé vendredi que la proposition de Chypre de mettre sur pied un fonds n'allait "pas dans le bon sens" et que le pays "jouait avec le feu", tandis que le ministre des Affaires étrangères a fait part de son inquiétude.

"Chypre joue avec le feu", a déclaré Volker Kauder, chef du groupe parlementaire des Unions chrétiennes (CDU/CSU) au Bundestag

Les députés avaient été convoqués à 10h (8h GMT) mais la séance a été retardée car la commission parlementaire des finances réexamine ces projets, a-t-on précisé. Le porte-parole du gouvernement chypriote, Christos Stylianides, devait faire une déclaration à la presse dans la matinée, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Sous la pression de l'Eurogroupe et après avoir été lâché par les Russes, le gouvernement de Nicosie n’a d’autre choix que de trouver un "plan B" acceptable aux yeux des Européens, après le rejet par le Parlement chypriote, mardi 19 mars, d’un premier projet.

La Russie "pas intéressée"

De son côté, le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, est reparti vendredi de Moscou sans avoir obtenu une aide de la Russie. Une mauvaise nouvelle pour l’île qui voyait dans l’option russe un moyen d’obtenir une partie de l'aide nécessaire au sauvetage de l'économie du pays.

Le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, a ainsi déclaré que les deux jours de négociations n'avaient pas abouti. "Leur proposition était la suivante : créer une société publique regroupant les actifs des gisements gaziers et proposer aux investisseurs russes d'y participer", a-t-il expliqué, avant de trancher : "Nos investisseurs ont examiné ces propositions et n'ont pas été intéressés".

La Russie possède d'importants intérêts économiques à Chypre et les avoirs russes détenus dans les banques chypriotes dépasseraient 20 milliards de dollars, selon certaines estimations.

Chypre doit présenter à ses partenaires d'ici lundi un plan de financement à hauteur de 7 milliards d'euros, condition au déblocage par ceux-ci d'une aide de 10 milliards qui éviterait la faillite de l'économie et des banques. Ces dernières, fermées depuis le 16 mars, ne devraient rouvrir que mardi.

Avec dépêches
 

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