CENTRAFRIQUE

L'armée française abat deux ressortissants indiens en Centrafrique

AFP

Paris a présenté lundi soir ses condoléances à l'Inde après le décès, en Centrafrique, de deux de ses ressortissants abattus par les forces françaises alors que leur véhicule tentait de pénétrer dans l'aéroport de Bangui.

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Le ministère de la Défense a annoncé que les forces françaises chargées de la protection de l'aéroport de Bangui avaient ouvert le feu, lundi 25 mars au soir, sur des véhicules qui tentaient d'y pénétrer, tuant deux ressortissants indiens et en blessant cinq autres. Quatre Tchadiens ont également été blessés durant l'attaque.

"Regrettant profondément ce drame, le ministre de la Défense a demandé le déclenchement d'une enquête visant à en déterminer les circonstances exactes. Toute la lumière sera faite en liaison et en transparence avec les autorités indiennes et tchadiennes", a déclaré le ministère français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué.

Les Indiens étaient des civils qui travaillaient dans des entreprises étrangères implantées en Centrafrique. Les Tchadiens, des policiers, membres de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac), a précisé le porte-parole de l'état-major, Thierry Burkhard.

Les forces françaises affirment être intervenues dans une "situation particulièrement confuse" alors même qu'elles venaient d'être l'objet de tirs d'origine inconnue", écrit le ministère dans un communiqué. "En dépit des tirs de semonce lancés par les militaires gardant le site, les véhicules ont poursuivi à vive allure", a-t-il précisé.

Paris a ensuite présenté ses condoléances à New Delhi. "Dans ces circonstances tragiques, la France, partenaire et amie de l'Inde, partage la douleur des familles et leur adresse ainsi qu'aux autorités indiennes ses sincères condoléances. Le président de la République [François Hollande] a adressé un message de solidarité au Premier ministre indien [Manmohan Singh]. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit s'entretenir dans les prochaines heures avec son homologue indien", a ajouté le ministère de la Défense.

Les rebelles centrafricains du Séléka ont pris dimanche le contrôle de Bangui après la fuite du président François Bozizé, amenant la France à envoyer 300 soldats supplémentaires pour assurer la sécurité de ses ressortissants.

Avec dépêches

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