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Une troisième interpellation dans le cadre de l'affaire Merah

AFP

À Castres, la police a arrêté un militaire soupçonné d'avoir été un complice de Mohammed Merah. Deux hommes ont déjà été interpellés à Toulouse mardi. Les autorités veulent vérifier si le "tueur au scooter" a pu bénéficier d'une aide pour ses crimes.

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Un homme a été arrêté mercredi matin à Castres (Tarn), la troisième interpellation en quelques heures dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah pour commettre ses crimes, a annoncé à l'AFP une source policière.

Agé d'une trentaine d'années, cet homme est un militaire et a été interpellé dans une caserne de Castres, a-t-on précisé. Il connaissait Mohamed Merah, a ajouté cette source sans plus de détails.

Deux hommes avaient déjà été interpellés mardi soir à Toulouse peu avant 21H00.

Dans cette enquête, cinq personnes ont déjà été interrogées, notamment pour vérifier s'ils avaient apporté une éventuelle aide logistique au tueur au scooter. Jusqu'à présent, toutes avaient été relâchées sans poursuites.

Pour l'heure, le seul mis en examen dans le dossier, notamment pour complicité d'assassinats, est le frère du tueur, Abdelkader Merah, incarcéré à Fresnes.

Ayant nié toute implication dans les crimes, Abdelkader Merah a seulement reconnu avoir été présent lors du vol du scooter qui devait être utilisé lors des assassinats. Il a confirmé aux enquêteurs la présence au moment du vol d'un troisième homme, dont il refuse toutefois de donner le nom.

Le 11 mars 2012, Mohamed Merah avait abattu un parachutiste après l'avoir attiré dans un guet-apens. Le 15, il récidivait en tuant à Montauban deux autres paras en uniforme tandis qu'un troisième militaire, laissé pour mort, est désormais tétraplégique.

Quatre jours plus tard, Merah assassinait à l'arme automatique trois enfants et un enseignant juifs de l'école Ozar Hatorah de Toulouse.

Finalement identifié et localisé chez lui, il avait été abattu les armes à la main au terme d'un assaut violent et de 32 heures de siège.

Un an après les meurtres, les enquêteurs tentent de remonter la piste d'éventuelles complicités en France comme à l'étranger.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a estimé fin janvier que la thèse du "loup solitaire" ne tenait pas, prenant ainsi le contre-pied de l'ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini et de son prédécesseur place Beauvau Claude Guéant.

Manuel Valls a ensuite reconnu "une faille, une erreur et une faute" dans la coordination entre le renseignement local et la DCRI sur la surveillance de Merah, qui disposait d'un arsenal impressionnant et de moyens financiers peu en rapport avec ses activités officielles.

Présent le 17 mars dernier à Toulouse pour une cérémonie d'hommage aux victimes, un an après les assassinats, le président François Hollande a promis à leurs familles que des réponses leur seraient apportées concernant les zones d'ombre dans l'enquête sur le parcours du tueur. "La réponse est due aux familles et à la France tout entière", avait-il dit, "je m'en porte garant".

AFP

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