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CORÉE DU NORD

Moscou s'inquiète des bruits de bottes dans la péninsule coréenne

AFP
3 min

La Russie a critiqué, ce vendredi, le regain d'activités militaires qui risque de "faire perdre le contrôle de la situation" dans la péninsule coréenne, où le régime de Pyongyang multiplie les menaces de "guerre totale" contre les États-Unis.

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La Russie s’est rangée derrière le régime de Pyongyang, ce vendredi, en mettant implicitement en garde les États-Unis contre l’intensification d’activités militaires unilatérales "autour de la Corée du Nord". Une déclaration qui fait suite au survol de la Corée du Sud par deux bombardiers furtifs B-2, le nec plus ultra de l’aviation américaine.

"Nous pouvons perdre le contrôle de la situation, elle s'engage dans la spirale d'un cercle vicieux", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse concernant le regain de tension actuel dans la péninsule coréenne.

"Nous sommes préoccupés par le fait que des actions unilatérales, qui consistent à intensifier les activités militaires, sont entreprises autour de la Corée du Nord parallèlement à la réaction appropriée du Conseil de sécurité de l'ONU et à la réaction collective de la communauté internationale", a ajouté le chef de la diplomatie russe.

La Russie appelle tous les pays "à s'abstenir de montrer leur force militaire et à ne pas utiliser la situation actuelle pour atteindre des objectifs géopolitiques dans la région par des moyens militaires", a-t-il encore dit.

Guerre psychologique via Photoshop

Malgré les mises en garde de Moscou, la guerre des nerfs entre Pyongyang et les États-Unis, grand allié de la Corée du Sud, s’est encore intensifiée ce vendredi. En réponse aux vols des bombardiers B-2, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a ordonné de placer en état d’alerte ses unités en charge des missiles balistiques.

Objectif : faire passer le message que Pyongyang n’a besoin que de quelques minutes pour déclencher des frappes contre les bases américaines en Corée du Sud et dans le Pacifique.

Afin de donner encore plus de poids à ses menaces, Pyongyang a laissé filtrer des photos dévoilant en détails les projets de frappe sur le territoire américain, ainsi que le nombre précis de navires et de sous-marins mobilisés par la Corée du Nord. Des images décrites comme de "nouveaux épouvantails" par un expert militaire russe contacté par l’agence Interfax.

"Pour le moment, la Corée de Nord ne dispose pas de lanceur qui pourrait atteindre les États-Unis ou leurs bases dans l'océan Pacifique", a déclaré l'expert sous couvert d'anonymat.

La Corée du Nord s’appuie régulièrement sur les photos diffusées par son agence officielle, KCNA (Korean Central News Agency), pour montrer au monde la mobilisation croissante de ses forces armées après l’adoption des dernières sanctions de l’ONU, début mars. Des images d’exercices militaires grandeur nature qui sont parfois retouchées afin de renforcer l’aspect menaçant des unités militaires nord-coréennes.

Avec dépêches

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