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Reportage : les troupes tchadiennes de retour à Kidal, bastion des Touareg

FRANCE 24

Les troupes tchadiennes qui ont combattu les djihadistes dans le massif des Ifoghas aux côtés des troupes françaises se redéploient désormais autour de Kidal pour traquer les dernières poches de résistance. Reportage exclusif.

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La bataille des Ifoghas touche à sa fin et les troupes tchadiennes se redéploient dans les grandes villes du nord du Mali. Moins de deux heures d’avion suffisent pour relier Kidal, dans le nord-est, au massif de l’extrême est du pays, à la frontière avec l’Algérie, où s’étaient repliés les djihadistes face à l’offensive des troupes françaises, tchadiennes et maliennes entamée début janvier dans le Nord-Mali.

Ces troupes ont désormais pour mission de traquer les dernières poches de résistance islamistes et de sécuriser la zone. Kidal n’est pas encore totalement sûre, une grande escorte vient donc accueillir les soldats tchadiens à l’aéroport. La ville est aux mains des Touareg indépendantistes du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), qui ont soutenu les islamistes lors de la scission du Nord-Mali, mais qui sont désormais alliés au Mali, à la France et à l’armée tchadienne.

Un accueil froid

Ici, à l’inverse de ce qu’il s’est passé dans le sud du Mali, l’accueil des troupes étrangères est plutôt froid. Au passage du convoi, les enfants criant "Vive l’Azawad [nom du Nord-Mali indépendant, NDLR]", illustrent l’état d’esprit qui règne dans la ville. Les Tchadiens sont plutôt perçus comme des occupants plutôt que des libérateurs, bien qu’Oumar Bikimo, général de brigade de l’armée tchadienne au Mali, s’en défende. "Les contingents tchadiens ont été bien accueillis", assure le militaire aux envoyés spéciaux de FRANCE 24.

Quelque 2 400 soldats tchadiens sont déployés au Mali depuis le 26 janvier. De Gao à Kidal et jusque dans le massif des Ifoghas, les Tchadiens se sont trouvés aux côtés des Français, en première ligne de l’opération Serval lancée le 11 janvier. L’armée malienne n’a pas encore accès à cette partie du pays, tant les dissensions sont vives entre Maliens du nord et Maliens du sud.

 

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