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Mille soldats français resteront au Mali "de façon permanente"

AFP

En visite au Mali, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé le déploiement d'une "force d’appui" de 1 000 soldats dans le pays de façon permanente, afin que "tout le travail fait pour casser les terroristes ne soit pas détruit".

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Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a proposé, le 5 avril lors d’une visite à Bamako, de laisser au Mali de façon permanente une "force d'appui" française d'un millier d'hommes pour combattre le terrorisme. La "force d'appui", a déclaré le chef de la diplomatie française lors d'une conférence de presse après un entretien avec le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, "pourra être épaulée par d'autres forces dont nous disposons, par exemple au Tchad ou dans les pays voisins, de sorte que tout le travail que nous avons fait pour casser les terroristes ne soit pas détruit".

Au Mali depuis le 11 janvier, les effectifs français de l’opération Serval devront passer de 4 000 à 2 000 hommes d'ici juillet, première étape du retrait des troupes du pays, selon un calendrier établi par Paris et Bamako. Une échéance qui sera respectée, selon Laurent Fabius

Scrutins prématurés ?

Selon ce même calendrier, des élections législatives et présidentielle devraient se tenir les 7 et 21 juillet. Des scrutins que certains considèrent comme prématurés. Pourtant, Laurent Fabius s’est voulu rassurant, faisant état d'une amélioration de la situation malgré la poursuite d’actes de guérilla et les retards dans le processus de réconciliation avec les séparatistes touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). "Nos partenaires maliens disent que c'est ce qu'ils veulent et c'est possible. L'objectif c'est juillet et tout est fait pour le respecter", a-t-il assuré.

Le chef de la diplomatie française a en outre exhorté les rebelles touareg qui tiennent Kidal à déposer les armes. "Le moment venu, il faudra que tout groupe - ça vaut pour le MNLA comme pour tout autre groupe armé - accepte d'être cantonné et de renoncer à ses armes", a-t-il dit.

FRANCE 24 avec dépêches

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