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Nouvelle mise en garde contre les effets nocifs du bisphénol A

AFP

L'Agence de l'alimentation et de l'environnement confirme les risques pour la santé liés au bisphénol A, un produit chimique couramment utilisé. Les femmes enceintes et les caissières sont particulièrement vulnérables.

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Boîtes de conserve, bonbonnes à eau ou encore tickets de caisse... Le bisphénol A, un produit chimique potentiellement cancérigène et fréquemment utilisé, présente bien des risques pour les personnes qui y sont exposées, notamment les femmes enceintes et les caissières. 

Dans une étude intitulée "Évaluation des risques du bisphénol A (BPA) pour la santé humaine", l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) confirme les effets potentiellement néfastes du BPA qu'elle avait déjà pointés en septembre 2011. Elle appelle aussi à la prudence concernant les produits de substitution.

Un "risque potentiel" pour l'enfant à naître

Le bisphénol A - un produit classé comme "perturbateur endocrinien" - est interdit depuis janvier en France dans les conditionnements de produits alimentaires destinés aux enfants de moins de trois ans et sera interdit au 1er janvier 2015 pour le reste de la population.

"Nous confirmons la nécessité de réduire les expositions au bisphénol A", a dit mardi 9 avril à la presse Marc Mortureux, directeur général de l'Anses. L'agence publique dispose, "pour la première fois", d'estimations précises des différentes sources d'exposition au bisphénol A, par l'alimentation, l'air respiré et par contact cutané.

Sur la base d'études conduites sur les animaux et compte tenu des niveaux d'exposition, l'Anses conclut à "un risque potentiel pour l'enfant à naître des femmes enceintes exposées". "Les effets identifiés portent sur une modification de la structure de la glande mammaire chez l'enfant à naître qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur", indique l'Anses.

La population est principalement exposée au bisphénol A par le biais de son alimentation (80 % de la contamination), avec surtout les boîtes de conserve qui contiennent souvent un vernis intérieur avec du BPA.

Gare aux bonbonnes

L'Anses attire aussi l'attention sur les bonbonnes en plastique de type "polycarbonate" des fontaines à eau, comme on en trouve souvent dans les entreprises. Celles-ci constituent "une source conséquente d'exposition au bisphénol A".

Certaines professions sont plus exposées : c'est le cas en particulier des personnes qui manient du papier thermique comportant du BPA utilisé pour les tickets de caisse, comme les caissières des magasins.

La ministre de l'Écologie, Delphine Batho, a fait savoir ce mardi qu'elle proposerait dans "les prochains mois" à la Commission européenne l'interdiction du bisphénol A dans les tickets thermiques, tels que tickets de caisse ou reçus de carte bancaire.

Si 73 alternatives possibles ont été identifiées par l'agence, aucune ne se distingue pour remplacer tous les usages du bisphénol A. L'Anses n'encourage pas pour l'instant l'utilisation d'autres produits de remplacement.

Avec dépêches

 

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