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Les exécutions ont repris dans plusieurs pays d'Asie en 2012

Amnesty International

Amnesty International constate, dans son rapport annuel, que le nombre d'exécutions est resté quasiment inchangé l'an dernier à travers le monde. L'organisation regrette toutefois une reprise des exécutions dans plusieurs pays.

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La marche vers l'abolition est en route dans toutes les régions du monde, mais des revers ont, malgré tout, été observés en 2012 : telle est la conclusion du rapport annuel d'Amnesty International sur la peine de mort, publié ce mercredi 10 avril.

L'organisation de défense des droits de l'Homme a recensé l'an dernier au moins 682 exécutions - soit deux de plus qu'en 2011. Comme l'année précédente, elles ont eu lieu dans 21 pays - soit 28 de moins qu'en 2003.

Exécutions en série en Irak

Les exécutions capitales ont, notamment, enregistré une hausse "alarmante" en Irak, où 129 personnes ont été mises à mort l'an dernier, soit presque le double qu'en 2011. Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis 2005.

Selon Amnesty, ces exécutions sont souvent réalisées en série, jusqu'à 34 en une seule journée. On sait que 81 nouvelles condamnations à la peine capitale ont aussi été prononcées, mais "leur nombre réel atteint probablement plusieurs centaines". Beaucoup sont infligées pour "activités terroristes" et à l'issue d'aveux "obtenus sous la torture" ou de "mauvais traitements".

Jusqu'ici, en 2013, l'Irak a exécuté 29 personnes, selon un décompte de l'AFP.

Des milliers d'exécutions secrètes en Chine

Autre point inquiétant soulevé par Amnesty International : les exécutions ont repris dans plusieurs pays après des moratoires, notamment en Asie - en Inde, au Japon et au Pakistan - mais aussi en Gambie. L'Inde, où la peine capitale n'avait plus été appliquée depuis 2004, a ainsi pendu en novembre le survivant du commando responsable des attentats islamistes de Bombay de 2008. Après 20 mois d'arrêt, le Japon a, lui aussi, procédé à sept exécutions.

Le nombre des condamnations à mort prononcées (1 722 confirmées dans 58 pays) a, en revanche, baissé par rapport à 2011 (1 923 dans 63 pays). Ces chiffres n'incluent toutefois pas les "milliers d'exécutions" qui auraient eu lieu en Chine, d'après Amnesty. Les statistiques sont secrètes dans ce pays "qui exécute, à lui seul, plus de personnes que tout le reste du monde". L'ONG a aussi eu vent d'exécutions non confirmées en Iran, qui "augmenteraient les chiffres officiels (314) de presque trois quarts".

Après la Chine, l'Iran se classe au deuxième rang des cinq pays où la peine de mort est la plus appliquée, devant l'Irak, l'Arabie saoudite et les États-Unis.

Une tendance générale à l'abolition

Globalement, le recours à la peine de mort est toujours une "source de préoccupation importante" pour l'ONG au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, où 99 % des exécutions sont le fait de l'Iran, de l'Arabie saoudite, de l'Irak et du Yémen. À cause de la guerre civile, l'ONG ne dispose d'aucune statistique sur la Syrie.

En Afrique subsaharienne, condamnations et exécutions ont aussi notablement augmenté en 2012, du fait de leur hausse au Soudan et en Gambie. En Europe et en Asie centrale, le Belarus reste le seul pays à appliquer la peine de mort (3 exécutions), à l'instar des États-Unis sur le continent américain (43).

Les résultats de 2012 ne remettent toutefois pas en cause la tendance générale à l'abolition sur la décennie, souligne l'organisation.

Avec dépêches

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