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Barack Obama exhorte Pyongyang à renoncer à son "attitude agressive"

AFP

Le président américain a sommé la Corée du Nord de renoncer à ses provocations lors d'une rencontre à la Maison Blanche avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Les doutes sur la capacité nucléaire de Pyongyang persistent.

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Les tensions se poursuivent entre Washington et Pyongyang. Jeudi 11 avril, le Pentagone a ainsi sommé la Corée du Nord de renoncer à son "attitude agressive", tout en relevant que Pyongyang n'était sans doute pas en mesure de lancer un missile nucléaire, contrairement aux indications du renseignement militaire rapportées par un élu américain.

Le président américain Barack Obama a appelé Pyongyang à changer de ton à

John Kerry à Séoul pour tenter d'apaiser les tensions

l'occasion d'une rencontre à la Maison Blanche avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "Nous sommes tous deux d'accord sur le fait que le temps est venu pour la Corée du Nord de mettre fin au type d'attitude agressive qu'elle a adoptée", a-t-il déclaré.

Ban Ki-moon a pour sa part appelé "les pays voisins, dont la Chine, qui pourraient avoir une influence sur la Corée du Nord, à exercer leur influence pour que cette situation soit résolue pacifiquement". De hauts responsables américains ont eux aussi pressé Pékin d'utiliser toute son influence pour stopper les actions "déstabilisantes" de Pyongyang.

Selon le patron du renseignement américain, James Clapper, la Chine est "irritée" par les provocations de son allié nord-coréen mais ne compte pas pour autant abandonner son soutien au régime. "Contrairement à son père, je pense que [Kim Jong-un] sous-estime l'irritation et l'embarras des Chinois à son encontre", a-t-il déclaré devant la Chambre des représentants.

Activités nucléaires

De son côté, le Pentagone a indiqué qu'il était "inexact de suggérer que le régime nord-coréen a complètement testé, mis au point ou démontré le type de capacités nucléaires évoquées" par un élu. Plus tôt dans la journée en effet, un représentant républicain du Colorado (ouest), Doug Lamborn, avait cité un rapport du renseignement militaire américain, la Defense Intelligence Agency (DIA), selon lequel la Corée du Nord disposerait de la capacité de miniaturiser une arme nucléaire et de la monter sur un missile balistique, mais avec une fiabilité qui "sera faible".

La Corée du Sud a elle aussi émis des doutes sur la capacité de Pyongyang à lancer un missile balistique à tête nucléaire. Selon Séoul,'"il reste douteux que la Corée du Nord ait fabriqué une tête nucléaire suffisamment petite et légère pouvant être montée sur un missile".

Depuis février 2012, la Corée du Nord a effectué deux tirs de fusée, considérés par les Occidentaux comme des essais déguisés de missiles balistiques, ainsi qu'un essai nucléaire qui lui a valu un nouveau train de sanctions à l'ONU. Pyongyang a également annoncé le redémarrage de ses activités nucléaires.

Mais la majorité des experts pensent que Pyongyang n'est pas au stade de pouvoir miniaturiser des armes nucléaires. Selon eux, il y a un long chemin à parcourir entre faire détoner un engin nucléaire et le miniaturiser.

Les ministres des Affaires étrangères du G8, réunis à Londres, ont "condamné dans les termes les plus forts" l'attitude de la Corée du Nord et menacé de nouvelles sanctions le régime de Pyongyang en cas de nouveau test de missile.

Compliquer la tâche des services de renseignement étrangers

John kerry doit prononcer un discours d'apaisement

Dans un communiqué, les chefs de la diplomatie des huit grandes puissances ont "condamné l'évolution continuelle du programme d'armes nucléaires et de missiles balistiques" de la Corée du Nord, notamment l'enrichissement d'uranium. "Avec sa rhétorique belliqueuse, la Corée du Nord joue avec le feu et n'aide pas à désamorcer une situation instable", a de son côté déclaré le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel, selon qui les États-Unis sont "prêts à faire face à toute éventualité".

Ignorant les mises en garde de son voisin et allié chinois, Pyongyang a déployé sur sa côte orientale deux missiles Musudan, d'une portée théorique de 4 000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud, le Japon et même l'île américaine de Guam, où des exercices d'urgence ont été menés jeudi dans la perspective d'une frappe nord-coréenne.

L'éventuel tir de missile pourrait survenir autour du 15 avril, ou coïncider avec la visite à Séoul prévue vendredi du secrétaire d'État américain John Kerry et du secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.

Selon une source gouvernementale sud-coréenne, Pyongyang pourrait tirer plusieurs projectiles, des mouvements de véhicules lanceurs transportant des Scud (d'une portée de quelques centaines de kilomètres) et des Rodong (d'une portée d'un peu plus de 1 000 kilomètres) ayant été détectés.

La Corée du Nord a déplacé ses missiles à maintes reprises ces derniers jours, dans le dessein de compliquer la tâche des services de renseignement étrangers, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Visiblement agacée par la réaction d'une partie de la communauté internationale qui a qualifié ses menaces de pure gesticulation, la Corée du Nord avait surenchéri mardi en parlant à nouveau d'une guerre "thermonucléaire" et en conseillant aux étrangers présents en Corée du Sud de quitter ce pays.

FRANCE 24 avec dépêches

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