ÉTATS-UNIS

Attentat de Boston : "J'ai vu des gens en larmes chercher leurs proches"

AFP
3 mn

Deux explosions ont retenti près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston, ce lundi. La police fait état d'au moins trois morts et d'une centaine de blessés. Plusieurs témoins présents sur le lieu du drame racontent.

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  • Nancy Smith, marathonienne : "J’étais sur le point de finir la course quand la première déflagration a eu lieu. Au début, j’ai cru que c’était un coup de canon. Je voyais de la fumée partout mais rien ne me laissait penser qu’il se passait quelque chose de grave. Puis, je suis arrivée sur la ligne d’arrivée lors de la deuxième explosion. Sur le coup, je n’ai vraiment pas compris ce qui se passait. Je venais de courir 42 kilomètres et après un tel effort, c’est difficile de retrouver ses esprits. J’ai vécu à New York durant le 11-Septembre, j’ai juste eu l’impression de revivre un cauchemar."
     
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  • Gratien Bon, Français expatrié : "J'étais à quelques centaines de mètres où la bombe a explosé. On a imméditament vu une gigantesque pagaille. Les coureurs étaient totalement désorientés. J'ai vu des passants en larmes chercher leurs proches. Le quartier est complètement bouclé par des policiers. Beaucoup d'ambulances sont sur place. C'est un des plus grands rassemblements organisés à Boston, le dispositif de sécurité était extrêmement important mais visiblement pas suffisant. "
  • Brian Halligan, riverain : "J’étais chez moi devant mon ordinateur et j’ai entendu une très forte explosion, qui a fait trembler tout l’immeuble. J’ai entendu des gens hurler et pleurer. J’ai aussi vu des centaines de personnes courir dans tous les sens. J’ai vite compris qu’il se passait quelque chose et que ce n’était pas un accident. La deuxième bombe a explosé encore plus près de mon appartement donc tous les habitants de l’immeuble ont dû évacuer les lieux, et pour l’instant, je ne suis pas autorisé à rentrer chez moi. Dehors, c’est la confusion qui règne. On ne sait pas où aller… on a juste peur qu’une autre explosion se produise."
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  • Lauren Collier, infirmière à l'hôpital général de Massachusetts : "Tous les patients ont mentionné le fait que ça leur rappelle les attentats du 11-Septembre. Ils voulaient savoir où était leur famille. On essayait tous de passer des coups de fil et les réseaux étaient saturés.... Bref, c'était quand même la panique."
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