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Affaire Grégory : les dernières analyses ADN se révèlent infructueuses

Le procureur général Jean-Marie Beney
Le procureur général Jean-Marie Beney AFP

Les parents du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984 à l'âge de 4 ans, ont exprimé leur vive déception mercredi après que de nouvelles analyses ADN effectuées sur les vêtements de l'enfant n'ont pas permis d'identifier un suspect.

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Les nouvelles analyses effectuées sur les vêtements du petit Grégory et les cordelettes l'ayant entravé ne permettent pas de mettre un nom sur les profils ADN relevés, a affirmé mercredi le procureur général près la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney.

"Il n'y a pas d'identification possible" par rapport aux 280 personnes figurant dans la base de données versée au dossier, a précisé le procureur général, assurant toutefois que le dossier "n'est pas fermé même si ces expertises n'ont pas permis de donner des résultats".

Il y a "toujours un espoir dans la mesure où le dossier n'est pas fermé. Mais, d'un point de vue scientifique, l'espoir s'éloigne" de trouver le meurtrier, a-t-il dit.

Dans un communiqué, Me Thierry Moser a exprimé "l'immense déception" des parents de Grégory "dans la mesure où les chances de parvenir à la manifestation de la vérité s'éloignent".

"Pour autant, le combat judiciaire est loin d'être terminé", a poursuivi l'avocat pour qui "il reste encore des pistes à creuser et des investigations à réaliser".

Concernant les cordelettes, M. Beney a indiqué que les résultats des analyses étaient "très, très difficilement exploitables" et "malheureusement extrêmement minces".

Concernant les investigations menées sur les enregistrements de la voix du corbeau, le procureur général a annoncé qu'elles permettaient d'entendre "un locuteur masculin et un locuteur féminin". "Mais il ne sera pas possible dans ces expertises de voix de mettre des noms" sur ces deux locuteurs, a-t-il ajouté.

Dès l'entame de son point de presse, le magistrat avait déclaré aux nombreux journalistes qu'il ne ferait pas de "révélation extraordinaire" et qu'il n'y avait "pas de déflagration à attendre de (ses) propos".

Ces analyses ADN avaient été autorisées en septembre 2012 par la cour d'appel de Dijon, à la demande des parents, sur les vêtements et les chaussures de l'enfant.

Le 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, 4 ans, était retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges). Ce crime, non résolu depuis plus de 28 ans, reste l'une des plus grandes énigmes judiciaires en France.

Soupçonné un temps d'être l'auteur du crime, Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, a été tué en 1985 par ce dernier d'un coup de fusil. La mère de l'enfant, qui avait également été suspectée du meurtre, avait bénéficié d'un non-lieu en 1993 pour "absence totale de charges".

AFP
 

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