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Aucune "preuve tangible" de la libération de deux évêques enlevés à Alep

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Des dignitaires religieux à Alep et Damas ont démenti, mercredi, l'information selon laquelle les deux évêques orthodoxes syriens, enlevés lundi dans la province d'Alep, auraient été libérés.

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Le pape François a appelé, mercredi, à la libération des deux évêques orthodoxes, enlevés  lundi en Syrie, à Kafr Dael, près d'Alep, alors qu'ils menaient une opération humanitaire. Le souverain pontife a exigé, dans le même temps, que "le sang cesse d'être versé" et qu'"une solution soit trouvée au plus vite à la crise" dans ce pays.

"La situation reste confuse"

"Hier soir, une information du patriarcat grec orthodoxe nous est parvenue, mettant en doute la libération des deux évêques", a affirmé à l'AFP Catherine Baumont, porte-parole de l'Œuvre d'Orient, l’association chrétienne de France au service des chrétiens d’Orient. Elle avait fait part plus tôt de la libération des deux hommes dans l'après-midi, en affirmant qu'ils se trouveraient même dans une église d'Alep, dans le nord de la Syrie. "Aucune preuve tangible de la libération n'a pu hélas être obtenue", s’est -elle inquiétée. "La situation reste confuse, et on ne sait toujours pas par qui ils ont été enlevés".

Mgr Jean Clement Jeanbart, archevêque grec-melchite d'Alep, a lui aussi démenti auprès de l'agence catholique spécialisée sur l'Asie, Asianews, la nouvelle de leur remise en liberté. "Jusqu'à cette nuit, les deux hommes étaient toujours prisonniers", a-t-il ainsi déclaré.

Depuis l’annonce de l’enlèvement des deux évêques, les réactions sont nombreuses sur les réseaux sociaux. Beaucoup expriment leur inquiétude de voir ce rapt attiser les violences confessionnelles en Syrie. Des informations sur les conditions du kidnapping sont relayées sur Facebook et Twitter. Plusieurs sources concordantes affirment ainsi que les ravisseurs seraient des combattants tchétchènes. Les deux évêques avaient été enlevés alors qu’ils allaient accomplir une médiation pour tenter de faire libérer deux prêtres enlevés par des rebelles depuis plusieurs mois. Ces informations n’ont pas encore pu être vérifiées par des sources indépendantes.

Des chrétiens vulnérables

Plusieurs dignitaires religieux musulmans ont été tués depuis le début du conflit syrien il y a deux ans, mais c'est la première fois que des prélats chrétiens sont la proie de belligérants.

Les chrétiens, qui constituent environ 5% de la population syrienne, sont particulièrement vulnérables dans le contexte d'anarchie favorisé par le conflit qui ensanglante le pays depuis le début 2011, soulignent les organisations de défense des droits de l'Homme.

Interrogé en septembre dernier par Reuters, Yohanna Ibrahim, évêque d'Alep, enlevé lundi, avait indiqué que les chrétiens d'Alep étaient directement affectés par les combats qui se déroulent depuis des mois pour le contrôle de cette grande ville du nord du pays.

 

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