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Reportage : L’intervention militaire au Mali fait la fierté des Tchadiens

AFP

Le soutien de la population tchadienne à l’opération militaire au Nord-Mali ne faiblit pas, malgré le lourd tribut payé par l’armée tchadienne lors de l’assaut sur le repaire des djihadistes dans le massif des Ifoghas. Reportage.

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Plus de quatre mois d’intervention militaire et la mort de dizaines de soldats n’ont pas entamé le soutien de la population tchadienne à l’opération militaire contre les djihadistes du Nord-Mali. Engagées dès mi-janvier aux côtés de l’armée française, les forces tchadiennes ont pris part aux combats les plus violents dans le massif des Ifoghas.

Un engagement payé au prix de la vie de 36 soldats, qui reposent désormais au carré militaire de Farcha à N’Djamena. Plus de 70 soldats tchadiens ont également été blessés dans les combats.

"C'est vrai, on a perdu des soldats sur le terrain de combat mais tout de même quand on engage une guerre y'a toujours des morts (…) J'apprécie leur engagement, leur bravoure et tous les Tchadiens sont fiers de leurs soldats au Nord-Mali", déclare ainsi un habitant de la capitale tchadienne au micro de FRANCE 24.

Union sacrée

Un sentiment d'union sacrée qui fait presque l’unanimité, y compris au sein des familles de soldats. L’oncle d’un soldat tchadien tué à Kidal a ainsi confié à l’envoyée spéciale de FRANCE 24 sa "fierté" que son neveu soit tombé "pour une cause juste et pour sauver un pays ami".

"Nous avons été reçus par le président de la République et le Premier ministre. Ils nous ont assuré que les parents, surtout les orphelins, seront pris en charge par la République tchadienne... Nous sommes confiants", ajoute Faisi Felix, interviewé dans un quartier populaire de la capitale.

Seule voix dissonante dans le concert patriotique ambiant, le député de l’opposition Garnlegjy Yorongar souligne le coût humain de la guerre au micro de FRANCE24: "36 soldats morts et 80 blessés. C'est trop! Pourquoi s'engager dans la guerre au Mali qui visiblement risque d’entraîner des représailles sur notre propre sol"

Malgré le vote par l’Assemblée nationale, mi-avril, du retrait des forces tchadiennes, les 2 000 soldats de N’Djamena présents au Nord-Mali ne sont pas près de lever le camp. Le gouvernement tchadien s’apprête au contraire à faire passer ses troupes sous la bannière de la mission des Nations unies pour le Mali, la Minusma, afin de renforcer le caractère 'irréversible' de la défaite des djihadistes.

 

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