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Nouvelle vague d’attentats meurtriers en Irak

AFP archive mars 2013

Une dizaine d’attentats à la voiture piégée a eu lieu lundi à Bagdad et dans le reste de l’Irak déjà en proie à des violences confessionnelles depuis plusieurs semaines. Au moins 26 personnes ont trouvé la mort ainsi que 24 policiers.

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Une nouvelle série d'attentats a tué 26 personnes lundi en Irak, quelques heures après que 24 policiers ont péri lors de heurts avec des hommes armés dans une région sunnite de l'ouest du pays, au coeur de la contestation anti-gouvernementale.

Ces incidents s'inscrivent dans la flambée de violences qui secoue l'Irak depuis quelques semaines et fait craindre le retour du conflit interconfessionnel dans lequel le pays avait sombré en 2006 et 2007.

A l'époque, les troupes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis étaient régulièrement prises pour cible et le nombre de morts dans des attentats dépassait allègrement le millier chaque mois.

Lundi matin, huit attentats, commis pour la plupart à l'aide de voitures piégées, ont secoué des quartiers majoritairement chiites de Bagdad, à l'heure où les habitants se rendaient au travail.

Au moins onze personnes ont trouvé la mort, 102 autres ont été blessés, selon un bilan communiqué par des sources médicales et un responsable du ministère de l'Intérieur qui s'exprimaient sous couvert d'anonymat.

A Bassora, la grande ville portuaire à majorité chiite du sud du pays, deux attentats à la voiture piégée ont fait 13 morts et 48 blessés, selon le chef des services médicaux municipaux, Riyad Abdelamir.

A Samarra, au nord de la capitale irakienne, un attentat a tué deux miliciens des Sahwa (Le réveil, en arabe) et en a blessé douze autres. Les Sahwa sont une milice sunnite fondée en 2006, dont la vocation est de lutter contre al-Qaïda.

Ces nouvelles attaques n'ont pas été revendiquées et le gouvernement du chiite Nouri al-Maliki, aux prises avec une crise politique et un mouvement de contestation de la minorité sunnite, n'a pas réagi dans l'immédiat.

L'Irak, qui avait réussi à infléchir la courbe de la violence à partir de 2007, craint de replonger dans un cycle de violences nourries par les haines religieuses.

Depuis le début de l'année, les violences ont fait chaque mois plus de 200 morts, avec un pic à plus de 460 en avril, selon un décompte de l'AFP.

Policiers enlevés

A Al-Anbar, un haut lieu de la contestation, à l'ouest du pays, des heurts ont éclaté entre les forces de sécurité et des hommes armés dans la nuit de dimanche à lundi.

Un commando de l'armée et de la police a tenté de libérer des policiers enlevés samedi sur l'autoroute qui relie l'Irak à la Jordanie, a indiqué le lieutenant-colonel de police Majid al-Jlaybaoui à l'AFP.

Mais au cours de l'opération, douze otages ont été tués et quatre autres blessés, selon lui.

Lors de deux autres incidents survenus tard dans la soirée de dimanche, des inconnus ont attaqué deux commissariats à Haditha, à environ 210 km au nord-ouest de Bagdad. Douze policiers ont péri dans ces attaques, selon un officier de police et une source médicale.

La situation sécuritaire s'est fortement dégradée dans la province d'Al-Anbar. Samedi, les forces de sécurité ont essayé d'arrêter Mohammed Khamis Abou Richa, le neveu de cheikh Ahmed Abou Richa, un puissant chef tribal qui soutient les manifestants sunnites dans la région.

Peu après, des centaines d'hommes armés ont commencé à se rassembler devant le quartier général des forces de l'ordre à Ramadi, chef-lieu de la province, et deux membres de la tribu ont été tués.

Les protestataires sunnites exigent la démission de M. Maliki mais aussi que les autorités mettent fin à la stigmatisation dont ils s'estiment victimes, au travers notamment l'utilisation systématique de l'arsenal législatif anti-terroriste à leur encontre.

Le gouvernement a fait quelques concessions, en libérant des prisonniers et en augmentant les salaires des Sahwa, mais le coeur du problème n'a pas été réglé pour autant et les manifestations se poursuivent.

AFP

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