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Le groupe de Mokthar Belmokhtar revendique le double attentat au Niger

AFP

Le dernier djihadiste retranché dans la caserne d'Agadez a été maîtrisé. Le double attentat dans le nord du Niger, qui a tué jeudi au moins 25 personnes, a été revendiqué par le Mujao et le groupe du combattant islamiste Belmokhtar.

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Après avoir été revendiqués par le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), les attentats de jeudi dans le nord du Niger ont été également revendiqués par les "signataires du sang", le groupe de l'ex-combattant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) Mokhtar Belmokhtar.

Les forces spéciales françaises ont mené l'assaut vendredi matin à Agadez, dans le nord du Niger, contre des terroristes qui s'étaient retranchés jeudi avec des otages dans une base militaire.

Selon un premier bilan donné par Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, deux des djihadistes sont morts au cours de l'opération.

"C’est Mokhtar Belmokhtar qui a supervisé lui-même les plans d’opération des attaques qui ont "visé les forces d'élite françaises assurant la sécurité des installations de la firme nucléaire (Areva) et une base militaire nigérienne", a déclaré le porte-parole du groupe, El-Hassen Ould Khlil, alias "Jouleibib".

Selon le Tchad, Mokhtar Belmokhtar est mort en mars. Cette information n'a jamais été confirmée par la France.

Le dernier terroriste maîtrisé

Jeudi à l’aube, deux voitures piégées ont explosé quasi-simultanément devant une caserne d’Agadez et dans une mine d’uranium exploitée par le géant français du nucléaire Areva, à Arlit. Ce sont les premiers attentats de ce genre dans l'histoire du Niger, engagé depuis début 2013 au Mali voisin contre des mouvements djihadistes.

Le dernier membre du commando qui a attaqué un camp militaire à Agadez, dans le nord du Niger, a été maîtrisé jeudi dans la soirée, a déclaré Mahamadou Karidjo, le ministre nigérien de la Défense. Il a également assuré qu’il n’y avait eu "aucune prise d’otages" dans l’enceinte de la caserne. Dans la soirée, le maire de la ville et le ministre de l’Intérieur avaient déclaré que "quatre à cinq élèves officiers" étaient retenus par "un kamikaze".

Selon des informations concordantes obtenues par FRANCE 24, trois djihadistes et deux de leurs otages ont été tués dans la caserne d'Agadez dans la journée de jeudi. Aupravant, au moins 20 soldats avaient trouvé la mort dans l'explosion de la voiture piégée. Areva a fait part de 13 blessés sur son site d’Arlit, sans préciser l’état de santé des victimes.


Avec dépêches

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