FRANCE

Mort de Clément Méric : première nuit en prison pour le principal suspect

AFP

Esteban, principal suspect dans l'enquête sur la mort de Clément Méric, a été mis en examen samedi pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner, alors que le parquet avait requis l'homicide volontaire.

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Il a passé une première nuit derrière les barreaux. Le principal suspect dans l'affaire Clément Méric, Esteban Morillo, 20 ans, avait été mis en examen samedi soir, pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner.

Le juge d'instruction n'a pas retenu l'homicide volontaire, qualification choisie par le parquet dans l'ouverture de l'information judiciaire. Esteban Morillo a ensuite été placé en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

Trois autres skinheads ayant pris part à la rixe ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion. Une femme de 32 ans, Katia V., a également été mise en examen pour complicité de violences en réunion, conformément aux réquisitions du parquet de Paris.

Deux de ces hommes, Alexandre E. âgé de 23 ans, et Stéphane C. âgé de 25 ans, ainsi que Katia V. ont été placés sous contrôle judiciaire. Le dernier suspect a été également placé en détention provisoire.

Dissolution des Jeunesses nationalistes révolutionnaires

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a demandé samedi au ministre de l'Intérieur Manuel Valls d'engager "immédiatement" la procédure de dissolution du groupuscule d'extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires, après l'agression mortelle du jeune militant antifasciste, mercredi 5 juin. "

Sur la base des éléments transmis par le ministre de l'intérieur, je lui ai demandé d'engager immédiatement la procédure contradictoire, préalable à la présentation au président de la République, en Conseil des ministres, du décret de dissolution des Jeunesses nationalistes révolutionnaires", a-t-il écrit dans un communiqué.

Décès dû aux coups portés

Clément Méric, agressé mortellement après une bagarre mercredi 5 juin à Paris avec des skinheads, est décédé des suites de plusieurs coups qui lui ont été portés, et non du choc sur un plot métallique, a affirmé samedi matin François Molins, procureur de la République Paris, confirmant ainsi les premiers résultats de l'autopsie.

"Le décès n'est pas dû à un hématome qui aurait été causé par la chute à terre, mais (il) est dû aux traumatismes crâniens faciaux qui ont été occasionnés par les coups de poing qui ont été portés sur la victime", a déclaré François Molins.

Avec dépêches
 

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