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Les trois Femen condamnées à quatre mois de prison ferme

L'arrestation des trois Femen, le 29 mai
L'arrestation des trois Femen, le 29 mai AFP

Les trois Femen, deux Françaises et une Allemande, incarcérées depuis le 29 mai en Tunisie pour avoir manifesté seins nus devant le tribunal de Tunis, ont été condamnées mercredi à quatre mois de prison ferme, a indiqué leur avocat.

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Elles paient le prix fort pour avoir défilé seins nus le 29 mai à Tunis. Les trois Femen, deux Françaises, Pauline Hillier et Marguerite Stern, et une Allemande Josephine Markmann, ont écopé de quatre mois de prison ferme, mercredi 12 juin. Les trois militantes féministes - emprisonnées depuis leur arrestation fin mai - ont été

La France "ne peut que regretter la sévérité de la peine" rendue mercredi par la justice tunisienne à l'encontre de trois activistes européennes du groupe Femen, dont deux Françaises, condamnées à quatre mois de prison ferme pour avoir manifesté seins nus à Tunis.

"Alors que nous espérions une mesure de clémence, nous ne pouvons que regretter la sévérité de cette peine", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. (AFP)

condamnées par un tribunal tunisois, pour acte de "débauche" après avoir défilé seins nus en soutien à la Femen tunisienne Amina Tyler, elle-même incarcérée depuis le 19 mai.

"Le juge a condamné les trois Femen à quatre mois et un jour de prison ferme pour atteinte aux bonnes mœurs et à la pudeur", a indiqué un de leurs avocats, Souhaib Bahri.

"On est très en colère"

À l'annonce du verdict, la dirigeante de Femen, Inna Shevchenko, a dénoncé le "caractère dictatorial" de la Tunisie, depuis Paris. "On est très en colère après ce verdict très dur et nous allons poursuivre nos actions en Tunisie, nous les préparons déjà, nous allons les élargir, les multiplier. On ne va pas arrêter", a-t-elle encore martelé.

Les trois condamnées ont toujours revendiqué leur geste comme une action politique. "Dévoiler nos seins n'est pas pour créer une excitation sexuelle mais il s'agit d'une forme de militantisme", avait déclaré l'une des Françaises, Marguerite Stern.

Mais plusieurs associations islamiques - qui avaient demandé à se constituer partie civile lors de ce procès - n’y ont vu qu’un outrage à la pudeur. Ils ont dénoncé avec véhémence leur action dans ce pays musulman dirigé par le parti islamiste Ennahda. "Une femme libre préfère être affamée que de manger grâce à ses seins", avait d’ailleurs déclaré un avocat de l’une de ces associations.

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fr/ptw/2013/06/12/WB_FR_NW_PKG_V2_PROCES_FEMEN_TUNISIE_18H_NW346358-A-01-20130612.mp4

Visite de François Hollande à Tunis début juillet

De son côté, l'avocat français des Femen, Me Patrick Klugman a exprimé sa consternation. "Je prends acte avec consternation de cette décision alors que l'infraction n'était pas constituée", a-t-il déclaré.

"C'est une condamnation extrêmement lourde. C'est une atteinte grave à la liberté d'expression, pas seulement pour ces filles, mais pour la liberté d'expression en général", a-t-il souligné. Me Klugman n'avait pas fait le déplacement à Tunis pour le procès car, selon lui, les "droits de la défense [n'avaient] pas été garantis".

Il avait également souligné que si les militantes n'étaient pas remises en liberté, il viendrait "immédiatement à Tunis pour amplifier la mobilisation internationale [en faveur des Femen]". Et ce, alors que le président français François Hollande prépare une visite à Tunis début juillet.

Avec dépêches

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