TURQUIE

Erdogan lance son "dernier avertissement" aux manifestants du parc Gezi

AFP

Le Premier ministre turc perd patience. Jeudi, il a lancé son "dernier avertissement" aux manifestants qui occupent le parc Gezi, à Istanbul, confirmant sa volonté de mener à bien le projet de réaménagement du lieu.

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Deux semaines après le début de la fronde anti-Erdogan, le Premier ministre turc a lancé un "dernier avertissement", jeudi 13 juin, aux manifestants toujours retranchés dans le parc Gezi, à Istanbul.

"Nous avons gardé notre patience jusqu'à présent mais la patience touche à sa fin," a prévenu Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours à Ankara devant des maires du Parti de la justice et du développement (AKP). "Je lance mon dernier avertissement : mères, pères, s'il vous plaît, retirez vos enfants de là !"

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"C'est mon dernier avertissement."

Le parc Gezi, menacé de destruction par un projet d’aménagement, est le lieu emblématique de la fronde politique qui agite la Turquie depuis le 31 mai. Un projet que le chef du gouvernement n’entend pas abandonner, malgré la forte opposition qu’il rencontre. "J'en appelle à mes frères défenseurs de l'environnement : ne nous rendez pas tristes plus longtemps. Laissez-nous nettoyer le parc Gezi pour le restituer à ses véritables propriétaires [...] : les habitants d'Istanbul", a-t-il lancé.

Proposition de référendum sur le parc Gezi

"Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps parce que le parc Gezi n'appartient pas aux forces qui l'occupent. Il appartient à tout le monde", a ajouté Recep Tayyip Erdogan.

Il a d'ailleurs confirmé sa volonté de consulter la population d'Istanbul sur ce projet, qui comprend également l’aménagement de la place Taksim, d’où les protestataires ont été évacués "manu militari" par la force publique le 11 juin.

"Une municipalité peut consulter ses habitants au niveau du district de Beyoglu [où est situé le parc] ou sur l'ensemble d'Istanbul [...] il n'y a pas d'empêchement légal", a-t-il dit, répondant aux manifestants. Ces derniers, en revanche, affirment qu'un référendum ne serait pas légal.

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"J'ai donné l'ordre de mettre fin au désordre d'ici 24 heures."

Avec dépêches

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