PRÉSIDENTIELLE IRANIENNE

Le modéré Hassan Rohani en tête du premier tour de la présidentielle

AFP

Le modéré Hassan Rohani arrive en tête du premier tour de la présidentielle iranienne avec 51 % des voix, selon des résultats provisoires diffusés samedi. Il apparaît loin devant le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf.

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Selon des résultats partiels diffusés samedi 15 juin, le modéré Hassan Rohani arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle iranienne avec 51 % des voix après le dépouillement des bulletins dans 65 % des bureaux de vote, a annoncé samedi 15 juin un responsable du ministère de l'Intérieur à la télévision.

"23 millions de bulletins ont été dépouillés et Hassan Rohani obtient 11,75 millions de voix" dans 38 621 bureaux de vote sur un total de 58 764, a indiqué ce responsable.
 

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Les précisions de l'envoyée spéciale de FRANCE 24 à Téhéran

Soutenu par les courants modérés et réformateurs, Hassan Rohani, le plus âgé des six candidats du haut de ses 64 ans, devance ainsi pour l’instant trois conservateurs : le maire de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf (15 %), un ex-commandant des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime, Mohsen Rezaïe (11,68 %), et l'actuel chef des négociateurs nucléaires, Saïd Jalili (11 %). Les deux autres candidats, l'ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Velayati et Mohammad Gharazi sont, eux, hors-course.

Renouer les liens avec l’Europe et les États-Unis

Hassan Rohani était le responsable des négociations sur le dossier nucléaire entre 2003 et 2005 sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami. Son discours modéré prône plus de souplesse dans les discussions avec l’Europe et les États-Unis afin d’alléger les sanctions décrétées contre l'Iran, à l'origine d'une grave crise économique.

Avant la proclamation des premiers résultats, M. Rohani a remercié dans un communiqué ses partisans qui se sont mobilisés pour "créer cette merveille". "Cette participation et l'unité (des réformateurs et modérés) aidera l'Iran à prendre une nouvelle voie", a-t-il déclaré.

Le prochain président sera le deuxième personnage de l'État selon la Constitution iranienne, mais il n'aura que peu d'influence sur les dossiers stratégiques comme le nucléaire, qui sont sous l'autorité directe du Guide suprême.

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Avec dépêches

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