Accéder au contenu principal

Manifestation pro-Erdogan : "Les opposants doivent cesser de diviser le pays"

Mehdi Chebil / FRANCE24

Au lendemain de l’évacuation du parc Gezi, bastion de la contestation, le Premier ministre turc a rassemblé à Istanbul plus de 100 000 sympathisants de son mouvement islamo-conservateur, l’AKP. Retour en images sur cette démonstration de force.

PUBLICITÉ

Contemplant plus de 100 000 de ses partisans massés dans le parc Kazlicesme, dimanche 16 juin à Istanbul, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, habillé de façon décontractée en bras de chemise, semble savourer sa victoire sur ses opposants.

Ce qu'il faut retenir du discours d'Erdogan

"J'ai dit que nous étions arrivés à la fin. Que c'était devenu insupportable. Hier, l'opération a été menée et (la place Taksim et le parc Gezi) ont été nettoyés" a ainsi lancé Recep Tayyip Erdogan sous les vivats des sympathisants de son parti islamo-conservateur, l’AKP.

L’évacuation par la force du parc Gezi est unanimement saluée par les partisans d’Erdogan. Hassan, un ingénieur de 39 ans, estime même que le Premier ministre turc s’est montré trop patient avec les manifestants : "L’opération policière a eu lieu trop tard à mes yeux. Ces manifestations d’opposants ont déjà eu le temps d’affecter négativement l’image et l’économie de la Turquie."

Même son de cloche chez Yusra, 18 ans, venue assister à son premier meeting de l'AKP avec quatre amies. La jeune étudiante en droit, voilée et coquettement maquillée, affirme que sa conscience politique s’est éveillée en voyant les manifestations dégénérer dans le centre d’Istanbul. "La police se devait d’attaquer et j’espère que cette évacuation va marquer la fin des manifestations. Les opposants doivent comprendre qu’ils ont tort et cesser de diviser le pays comme ça", explique-t-elle.

Un message qui n’a visiblement pas été entendu dans les environs de l’emblématique place Taksim, à seulement une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau du meeting AKP, où les affrontements continuaient de faire rage entre policiers anti-émeute et manifestants ulcérés par leur éviction du parc Gezi.

Deux syndicats, la Confédération syndicale des salariés du secteur public (Kesk) et la Confédération des syndicats révolutionnaires (Disk), ont décrété une journée de grève
générale lundi. Trois autres organisations représentant des médecins, des ingénieurs et des dentistes vont participer à ce mouvement, ont annoncé ces deux syndicats.

Le rassemblement des partisans d'Erdogan en images
{{ scope.counterText }}
{{ scope.legend }}© {{ scope.credits }}
{{ scope.counterText }}

{{ scope.legend }}

© {{ scope.credits }}

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.