Accéder au contenu principal

Moscou rejette la proposition américaine de désarmement nucléaire

AFP

Moscou a accueilli froidement la proposition de Barack Obama de réduire son arsenal nucléaire. Le président américain qui cherche à faire du désarmement nucléaire un axe fort de son action avait évoqué la question lors d'un discours à Berlin.

PUBLICITÉ

C’est un discours qu'il voulait inscrire dans l'Histoire. Cinquante ans après le célèbre discours de John F. Kennedy, Barack Obama a proposé, mercredi 19 juin, devant la Porte de Brandebourg, symbole de la réunification allemande, de tourner définitivement la page de la guerre froide en réduisant les arsenaux stratégiques nucléaires américain et russe.

"Après un examen exhaustif, j'ai estimé que nous pouvons assurer la sécurité de l'Amérique et de nos alliés et maintenir une dissuasion stratégique forte et crédible, tout en réduisant d'un tiers nos arsenaux nucléaires stratégiques déployés", a affirmé le président américain lors de son discours auquel ont assisté quelque 6 000 invités sous un soleil de plomb. Soucieux d’en finir avec "la mentalité de la guerre froide", il a fait part de son intention "de rechercher des réductions négociées avec la Russie".

La Russie réfractaire

Le contexte semble toutefois peu propice pour obtenir un tel geste de la Russie, après l'ambiance glaciale qui a régné entre Barack Obama et le président russe, Vladimir Poutine, lors du G8 lundi et mardi en Irlande du nord. Avant que le numéro un américain ne prononce son discours, son homologue russe avait pris soin de préciser que son pays ne permettra pas de déséquilibre dans la dissuasion nucléaire.

Poutine : "Nous ne pouvons pas modifier l'équilibre des systèmes de dissuasion stratégique"

"Nous ne pouvons permettre que soit rompu l'équilibre des systèmes de dissuasion stratégique, que soit amoindrie l'efficacité de nos forces nucléaires", avait déclaré Vladimir Poutine, à Saint-Pétersbourg, sur les armements stratégiques.

Barack Obama cherche à faire du désarmement nucléaire un axe fort de son action, déjà crédité d'un nouveau traité de réduction des armements négocié avec Moscou lors de son premier mandat. Les deux anciens ennemis de la guerre froide étaient convenus d'abaisser leur stock à 1 550 ogives.

La presse allemande a bien accueilli le discours d'Obama

Avec dépêches
 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.