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Hollande prône la "réciprocité" économique entre Doha et Paris

AFP

En visite à Doha, François Hollande a indiqué que les investissements du Qatar dans l'Hexagone devaient respecter "certaines conditions". Il a également plaidé pour un renforcement de la présence des entreprises françaises dans l'émirat.

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Au deuxième jour de sa visite officielle à Doha, François Hollande a appelé, dimanche 23 juin, à "la réciprocité" et à "la transparence" dans les relations économiques entre la France et le Qatar.

"Nous sommes attentifs aux investissements qataris en France"

Le président français a, en outre, précisé que les investissements du riche émirat dans l'Hexagone devaient respecter "certaines conditions". "Nous ne refusons pas les investissements des Qataris en France mais nous disons qu'il y a des conditions à respecter, des domaines à faire prévaloir, des règles aussi à faire comprendre", a-t-il déclaré à la presse française en visitant un chantier de Bouygues à Doha.

Renforcer la présence des entreprises françaises au Qatar

Accompagné de cinq ministres et 46 chefs d'entreprises, le chef de l'État français a plaidé pour un renforcement de la présence des entreprises françaises au Qatar, dont la France est le quatrième partenaire économique européen du Qatar derrière le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie.

François Hollande a expliqué que "les investissements qataris doivent couvrir tous les domaines de la croissance française, l'industrie, les services et aussi l'immobilier, en sachant que c'est sur l'industrie et sur les services que nous voulons donner la priorité".

"Vos investissements doivent être engagés en coopération avec nous. Nous devons encore améliorer notre attractivité, notre compétitivité mais nous devons être suffisamment convaincants pour que vos investissements viennent là où nous avons choisi de les accueillir", a encore avancé le numéro un français.

Ces investissements très importants notamment dans l'immobilier de prestige, l'hôtellerie de luxe et de grands clubs sportifs, sont régulièrement sujets à polémique, surtout lorsqu'ils concernent des joyaux ou des symboles nationaux français comme le club de football parisien PSG, devenu propriété du Qatar en 2011, des palaces parisiens ou de grands magasins comme le Printemps.

Des contrats signés

Un accord a été signé dimanche avec le groupe Vinci pour la construction d'une ligne du projet de métro de Doha, d'un montant de 1,8 milliard d'euros. Deux contrats relatifs à la réalisation de deux tronçons d'autoroute, d'un montant total de 178 millions d'euros, a également été signé.

Sur le plan militaire, alors que la France est déjà fournisseur de 75 % du matériel militaire du Qatar et espère ardemment lui vendre les avions de combat Rafale du groupe Dassault, François Hollande a indiqué avoir "fait de nouvelles propositions en matière de défense aérienne, terrestre et navale".

Au nom du principe de "réciprocité", François Hollande a proposé aux Qataris qui doivent accueillir la coupe du Monde de football en 2022, de bénéficier de l'expérience de la France qui doit accueillir la coupe d'Europe en 2016. Il a proposé que des personnalités qataries viennent en France pour observer son savoir-faire.

Un fonds commun franco-qatari

La France et le Qatar ont, également, finalisé dimanche un fonds commun franco-qatari entre la Caisse des dépôts et consignation et le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA).

Doté de 300 millions d'euros et destiné à financer des PME françaises, il est créé en lieu et place d'un projet très contesté de 50 millions d'euros d'investissements qataris dans les banlieues françaises.

Ce nouveau fonds sera opérationnel "en juillet", selon Jean-Pierre Jouyet, président de la Caisse des dépôts et consignation.

L'émirat, un des pays les plus riches du monde par habitant, a investi depuis cinq ans en France quelque 12 milliards d'euros et prévoit d'y engager 10 milliards d'euros supplémentaires dans les années à venir, selon l'ambassadeur du Qatar en France, Mohamed Jaham al-Kuwari.

Avec dépêches

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