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Déficit français : le ton monte entre le gouvernement et l'opposition

AFP

Le gouvernement conteste les affirmations de députés de l'opposition selon lesquels le déficit français, que les projections officielles annoncent à 68 milliards d'euros en 2013, sera d'un montant supplémentaire de 20 milliards.

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Pierre Moscovici n'a pas du tout apprécié. Le ministre français de l'Économie a qualifié, mardi 25 juin, de "mensonges" les allégations de députés de l'UMP et de l'UDI (Union des démocrates et indépendants) qui prévoient que le déficit français sera de l'ordre de 80 milliards d'euros à la fin de l'année au lieu de 68 milliards.

Le chef de Bercy a assuré, lui, que le budget 2013 sera "maîtrisé". Le ministre de l'Économie et des Finances a renvoyé la droite à son passé en la matière, estimant que l'opposition était "singulièrement gonflée" et que le précédent gouvernement de droite avant laissé la France "en quasi-faillite". Pierre Moscovici n'est pas le seul politique de gauche à être monté au créneau pour défendre la rigueur budgétaire du gouvernement Ayrault. Christian Eckert (Parti socialiste) rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale, a qualifié mardi de "bien exagéré" le chiffre de 20 milliards d'euros supplémentaires de déficit.

Si la gauche a réagi aussi vigoureusement c'est que l'opposition a touché du doigt, lundi soir, un point sensible du gouvernement. Emmenés par le président du groupe parlementaire de l'UMP, Gilles Carrez, des députés de droite et du centre ont rédigé un rapport alarmiste sur les finances de l'État français. Ils estiment qu'une baisse des rentrées fiscales, due à la récession, et une maîtrise insuffisante des dépenses publiques allaient alourdir le déficit bien au delà des projections officielles.

Bruxelles mécontente ?

En d'autres termes, ces parlementaires jugent que l'engagement pris par le président François Hollande auprès de la Commission européenne de ramener le déficit français sous la barre des 3 % du PIB s'annonce d'ores et déjà difficile à tenir. Gilles Carrez assure, dans une interview accordée au quotidien "Le Figaro", que le déficit français serait de 4 % en 2013 et non pas de 3,7 %. Pas sûr que Bruxelles apprécie un nouveau dérapage des finances françaises.

Pierre Moscovici a reconnu que les recettes fiscales allaient, à cause de la conjoncture économique en zone euro, être moins élevées que prévu. Mais pour le ministre de l'Économie, ce manque à gagner a déjà été pris en compte par Paris et Bruxelles.

FRANCE 24 avec dépêches

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