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Extrême droite : dissolution de "Troisième voie" et des "JNR"

AFP

Le Conseil des ministres a dissous, mercredi, trois groupes d'extrême droite dont des sympathisants sont impliqués dans la mort du militant antifasciste Clément Méric. Leur chef Serge Ayoub va déposer un recours devant le Conseil d'État.

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Les groupes d’extrême droite "Troisième voie" et "Jeunesses nationalistes révolutionnaires" (JNR) ainsi que l’association "Envie de rêver", qui gère le "Local", un établissement où se rallient les militants de Troisième voie dans le 15e arrondissement de Paris, ont été dissous par décret en Conseil des ministres, mercredi 10 juillet, sur proposition du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

C’est la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui l’a annoncé, indiquant que ces trois structures, dont font partie des sympathisants impliqués dans la mort du jeune militant d'extrême gauche Clément Méric, "présentaient les caractéristiques de milices privées" incitant à "la discrimination et à la haine".

Serge Ayoub, leader de "Troisième voie" et des JNR, a aussitôt annoncé qu'il attaquerait le décret devant le Conseil d'Etat pour le faire annuler pour "abus de pouvoir". "Bien sûr, il y aura un recours pour abus de pouvoir. Il y a sept critères précis dans l'article L212-1" du code de la sécurité intérieure, qui autorisent la dissolution d'un groupe "et nous ne sommes pas dedans", a-t-il affirmé.

Auto-dissolution

Serge Ayoub, alias "Batskin", l'ancien chef des skinheads parisiens, entend également déposer un "référé-liberté" devant la justice pour obtenir "la suspension du décret" et son application "jusqu'à ce que le Conseil d'Etat se prononce".

Il avait pourtant lui-même annoncé le 25 juin l'auto-dissolution de "Troisième voie" et des JNR, dans le collimateur du gouvernement après la rixe tragique du 5 juin à Paris entre skinheads d'extrême droite et militants d'extrême gauche, dans laquelle un jeune antifasciste, Clément Méric, avait trouvé la mort. Les cinq mis en examen dans cette affaire sont sympathisants ou membres de Troisième voie, à l'instar du principal mis en cause, Esteban Morillo, 20 ans.

Selon Serge Ayoub, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, "aucun des écrits de Troisième voie n'incite à la haine raciale" et les "JNR ne sont pas une milice privée, c'est un service d'ordre". "Cette décision est politique. On est dans le fait du prince", a-t-il dénoncé.

Avec dépêches

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