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Soupçonné de tentative d'évasion, Yvan Colonna a été transféré en région parisienne

AFP

Soupçonné de préparer une tentative d'évasion, Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac, a été transféré de la prison d'Arles à celle de Réau en région parisienne. Ses proches démentent qu'il ait voulu s'évader.

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Yvan Colonna a-t-il eu le projet de s’évader ? C’est en tous cas la raison invoquée par la Chancellerie pour justifier le transfèrement vendredi 12 juillet du condamné le plus célèbre de France dans une prison de la région parisienne.

Condamné à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, Yvan Colonna était détenu à Arles depuis le mois de décembre. Mais selon la justice, il aurait tenté de préparé une évasion avec un possible recours à des explosifs. Compte tenu de ces informations, "l'administration a jugé inutile de courir le risque de laisser Yvan Colonna à Arles" et a décidé son transfèrement à la prison de Réau (Seine-et-Marne).

Une version que ses avocats et proches contestent. Pour Me Pascal Garbarini, "cette prétendue tentative d'évasion, ou plus exactement de préparatifs en vue d'une tentative d'évasion", est une façon d'empêcher le rapprochement de son client de la prison corse de Borgo, non loin de Bastia, où résident l'épouse et le bébé du condamné. Depuis son interpellation, le 4 juillet 2003, "il n'y a eu aucune procédure disciplinaire concernant Yvan Colonna", a insisté Me Garbarini. "Je pense qu'on est dans un stratagème qui est d'empêcher Yvan Colonna de retrouver sa famille", a-t-il ajouté.

"C’est un procès d’intention"

"On lui reproche une prétendue volonté de s'évader alors qu'aucune espèce d'élément ne permet de le penser", a ajouté un autre de ses avocats, Me Patrice Spinosi. "C'est un procès d'intention", a-t-il estimé.

Yvan Colonna, condamné définitivement en juillet 2012, avait été transféré en décembre à la centrale d'Arles, après avoir été incarcéré huit ans à Fresnes (Val-de-Marne) puis un an à Toulon.

Le père d'Yvan Colonna, Jean-Hugues, s’est dit surpris par la décision. "Il est impossible que mon fils ait pu envisager une évasion, vu les liens qu'il a avec sa famille", qui lui rendait visite chaque semaine à Arles. "En admettant même qu'une évasion réussisse, c'était se priver lui-même des relations avec sa famille", a-t-il estimé.

Avec dépêches

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