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Boko Haram soutient l'attaque d'un lycée au Nigeria mais ne la revendique pas

AFP

Dans une vidéo obtenue samedi par l'AFP, le chef de Boko Haram dit apporter son soutien aux auteurs de la tuerie du 6 juillet dans un lycée du nord-est du Nigeria, sans pour autant revendiquer l'attaque qui a fait 41 morts.

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Le dirigeant du groupe islamiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, a justifié la tuerie perpétrée le 6 juillet dans un lycée du Nord-Est du Nigeria sans pour autant la revendiquer, dans une vidéo obtenue samedi par l'AFP.

"Nous apportons notre entier soutien à l'attaque de cet établissement d'éducation occidentale à Mamudo", dans l'Etat de Yobe, a-t-il dit dans un message vidéo de dix minutes, en référence au massacre de 41 élèves et d'un professeur (selon un bilan de source médicale). Cependant, Shekau ne s'est pas présenté comme le commanditaire de la tuerie, assurant au contraire en langue haoussa: "nous n'attaquons pas les élèves".

Les Etats-Unis avaient offert en mai une récompense de sept millions de dollars pour toute information conduisant à la capture du chef de la secte islamiste Boko Haram classé parmi les terroristes internationaux.

Selon des sources hospitalières, l'attaque du 6 juillet dans le lycée de Mamudo a fait 42 morts, mais l'armée en a comptabilisé moitié moins. Les assaillants armés avaient rassemblé les élèves et personnels dans un dortoir avant d'y jeter des explosifs et d'ouvrir le feu, selon des témoins.

Dans le document vidéo, Shekau a décrit tous "les établissements d'éducation occidentale" comme faisant partie d'"un complot contre l'Islam". Le nom Boko Haram signifie "l'éducation occidentale est un pêché".

Le président Goodluck Jonathan avait déclaré l'état d'urgence dans le Nord-Est, le 14 mai, en admettant que Boko Haram était parvenu à prendre le contrôle de plusieurs zones, proches des frontières. L'armée avait aussitôt lancé une vaste offensive dans la région censée réduire l'insurrection.

Les violences perpétrées par le groupe islamiste Boko Haram et leur répression sanglante font partie du quotidien des Nigérians depuis des années mais la cruauté de ce nouveau massacre dans un lycée avait suscité la plus grande indignation.

AFP

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