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Affaire Bettencourt : Mediapart retire les enregistrements, d'autres sites les publient

Edwy Plenel, directeur de Mediapart
Edwy Plenel, directeur de Mediapart AFP

Retirés par le site Mediapart sur décision de justice, les enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt sont désormais disponibles sur d'autres sites comme ceux de Rue89 ou encore de Reporters sans frontières.

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Retirés lundi 22 juillet de Mediapart et du Point.fr sur décision de justice, les enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt sont désormais disponibles sur d'autres sites comme ceux de Reporters sans frontières, Rue89 ou encore Arrêt sur images.

Invoquant la protection de la vie privée, la cour d'appel de Versailles a condamné le 4 juillet Lepoint.fr et Mediapart à verser chacun 20 000 euros de dommages et intérêts à Liliane Bettencourt ainsi que 1000 euros à son ancien gestionnaire de fortune. La justice a également sommé les deux sites d'information de retirer les documents, sous astreinte de 10 000 euros par jour, de ces enregistrements.

Mediapart a donc supprimé lundi soir tous les articles et les sons citant des extraits des enregistrements Bettencourt. "Nous appliquons ainsi l'arrêt de la cour d'appel de Versailles du 4 juillet, dont Patrice de Maistre (ex-gestionnaire de Liliane Bettencourt) a demandé l'exécution. Contrairement à deux décisions de justice précédentes, la cour a estimé que la publication de ces enregistrements porte atteinte à la vie privée. En attendant de saisir la cour de cassation pour obtenir l'annulation de cet arrêt, les contenus de 72 articles ont donc été retirés", explique Mediapart.

Mobilisation de la presse

Mais à l'instar d'autres sites d'informations, Rue89 s'était proposé, dès l'annonce de la décision de justice, de donner asile au dossier Bettencourt de Mediapart.

Reporters sans frontières
a également annoncé la mise en ligne des enregistrements sur son site de publication de contenus censurés ou interdits (wefightcensorship.org). Ce site hébergeait jusqu'ici "une majorité de contenus provenant de pays qui bafouent la liberté de l'information, comme le Turkmenistan, la Chine ou le Bélarus. Wefightcensorship ("Nous combattons la censure") accueille aujourd'hui son premier contenu français", souligne RSF.

Près de 40 associations et titres de presse ont signé ces derniers jours l'appel "Nous avons le droit de savoir", lancé par Mediapart. Près de 47 000 autres signataires ont paraphé cet appel, parmi lesquels des parlementaires et des responsables politiques. Cet appel invite la société civile à se saisir de ce cas de censure en diffusant le plus largement possible tous les contenus appelés à être retirés du site de Mediapart.

Le quotidien belge "Le Soir" a également annoncé sur son site avoir "décidé de soutenir la lutte de Mediapart contre cette atteinte à la liberté de la presse en hébergeant les infos censurées".

Avec dépêches

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