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FRANCE

Présidentielle de 1995 : Édouard Balladur suspecté de détournement de fonds

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/07/2013

Selon "Le Monde", les juges chargés du volet financier de l'affaire Karachi ont été saisis du délit de détournement de fonds publics contre Balladur, suspecté d'avoir utilisé des fonds de Matignon pour financer sa campagne présidentielle en 95.

D’après les informations du monde.fr, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur est suspecté par la justice d’avoir détourné des fonds publics pour financer sa campagne présidentielle de 1995. L'enquête sur l'affaire Karachi se retrouve donc élargie à un éventuel détournement de fonds publics.

Le site Internet du quotidien du soir affirme que le parquet de Paris a délivré, le 18 juillet, aux juges chargés du volet financier de l’affaire Karachi un réquisitoire supplétif pour détournement de fonds publics et recel. "Le réquisitoire du parquet répondait à une ordonnance du 26 juin des juges", précise lemonde.fr. Ce détournement concernerait des "fonds secrets" de Matignon, ressources illicites qui viennent ainsi s’ajouter aux "rétrocommissions" issues de la vente d’armes au Pakistan et à l’Arabie saoudite en 1994.

Depuis le début de leur enquête, les juges d’instruction ont accumulé les témoignages sur cette utilisation illégale de ces fameux "fonds secrets". Le site Internet rappelle celui de Frédéric Aucher, un ancien gendarme devenu secrétaire général de campagne d’Edouard Balladur début 1995. Il avait ainsi expliqué en novembre 2011 avoir été payé en espèces, une enveloppe puisée dans les fameux "fonds secrets" pour compenser sa perte de salaire, puisqu’il avait quitté son poste au ministère de la coopération pour prendre ses nouvelles fonctions. Un témoignage étayé ensuite par celui de René Galy-Dejean, ex-trésorier de campagne d’Edouard Balladur en 1995, puis par le chauffeur de celui-ci.

Balladur devant la Cour de justice de la République ?

L’ex-Premier ministre a toujours nié avoir profité de fonds illicites pour financer sa campagne, justifiant les sommes en espèces par des ventes de pin’s et de t-shirts à son effigie à des militants et des sympathisants.

Maintenant qu’ils sont saisis du délit de détournement de fonds publics, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire devraient, croit savoir lemonde.fr, se dessaisir au profit de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à enquêter sur un ministre pour des faits commis alors qu’il était encore en fonction.

Avec dépêches

 

 

Première publication : 24/07/2013

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