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ÉGYPTE

Appel de l'armée égyptienne à manifester vendredi : un "appel à la guerre civile" pour le camp Morsi

AFP
2 min

Dans un discours prononcé mercredi, le chef de l'armée égyptienne, le général Al-Sissi, qui a destitué Mohamed Morsi le 3 juillet, a appelé à des manifestations vendredi afin de lui "donner mandat" de mettre fin au "terrorisme" des pro-Morsi.

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La tension ne faiblit pas en Égypte, où les partisans de l’ancien président Mohamed Morsi et l’armée, qui l’a destitué, ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord sur le principe d’une transition politique. En témoigne l’appel du général Abdel Fattah al-Sissi, le chef de l’armée égyptienne, qui a demandé mercredi 24 juillet à la population de manifester pour lui "donner mandat" de mettre fin à "la violence et le terrorisme". Les partisans de Mohamed Morsi, qui se mobiliseront le même jour, ont aussitôt qualifié ce discours d'"appel à la guerre civile".

"J'appelle tous les Égyptiens honnêtes à descendre dans la rue vendredi pour me donner mandat pour en finir avec la violence et le terrorisme", a déclaré le général, qui est également ministre de la Défense et vice-Premier ministre dans le nouveau gouvernement, alors que les Frères musulmans partisans du président déchu continuent de mobiliser pour réclamer son retour.

Désireux d’être soutenu par la foule, il a appelé "les Égyptiens à descendre dans la rue pour montrer au monde leur volonté comme avant le 30 juin" lors des manifestations de masse pour exiger le départ de Mohamed Morsi, déposé le 3 juillet. "Je vois que certains veulent entraîner le pays dans un tunnel sombre", a-t-il encore affirmé dans ce discours lors d’une cérémonie militaire, en allusion aux troubles politiques souvent meurtriers qui secouent le pays depuis près d'un mois.

Les États-Unis "très inquiets"

La réponse des Frères musulmans ne s'est pas faite attendre. La confrérie a condamné un "appel explicite à la guerre civile", et appelé à des rassemblements vendredi "contre le coup d'Etat". "Les menaces de Sissi, chef du coup d'État militaire sanglant, sont une déclaration de guerre civile", a insisté le mouvement, comparant son discours à celui du président syrien Bachar al-Assad "qui a lancé sa guerre contre le peuple syrien en demandant un mandat similaire".

Les États-Unis se sont dits "très inquiets" que l'appel à manifester du général al-Sissi n'entraîne de nouvelles violences dans le pays. Ils avaient auparavant annoncé la suspension de la livraison de quatre chasseurs F-16 à ce pays, bénéficiaire d'une importante aide militaire américaine.

Avec dépêches

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