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Dounabakegoudou : "On ne votera pas pour quelqu'un qui ne nous donne pas d'argent"

FRANCE 24

Alors que le Mali élit son nouveau président le 28 juillet, la journaliste de FRANCE 24 Philomène Rémy sillonne le pays, de Bamako à Gao, pour comprendre les enjeux de cette élection. Lisez, chaque jour, son carnet de route.

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, envoyée spéciale au Mali

Après plusieurs heures de route ... Le paysage de la capitale malienne est déjà bien loin derrière nous. Ici, place à la verdure, qui renaît depuis quelques semaines car nous sommes en pleine saison des pluies.

Aucune affiche des candidats à la présidentielle dans le village de Dounabakegoudou, à 200 km au nord de Bamako. La propagande électorale de chacun des 27 candidats se fait par le bouche à oreille de village en village depuis Bamako. D’ailleurs, quand nous leur posons des questions sur cette campagne, tous commencent leur réponse par "d'après les rumeurs et les informations de Bamako, il semblerait que ..."

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La petite communauté n'a pas été touchée par les combats au nord du Mali ces derniers mois. Les habitants abordent du bout des lèvres l'importance de la sécurité, argument majeur de chaque candidat, car pour eux les priorités sont ailleurs. Ils demandent des écoles pour leurs enfants, des pompes à eau mais aussi des chaises, des casseroles… Des revendications plus proches de leur quotidien. Et les rares candidats à s'arrêter dans ces villages n'hésitent pas à leur promettre ces changements pour récolter de nouvelles voix.

Le chef et imam du village, Oumar Sylla, est transparent et on ne peut plus clair :" On ne votera pas pour quelqu'un qui ne nous donne pas d'argent", nous confie-t-il. De l'argent pour améliorer le quotidien de ces communautés qui vivent loin de tout, là où le temps semble s'être arrêté.

De là à aller voter, pas sûr car en cette saison des pluies, il faut cultiver les champs. Et comme nous l'explique Demba, l'un des habitant du village, "nous avons la chance d'avoir un bureau de vote à deux pas. Mais d'autres doivent marcher des heures pour s'y rendre. Une fois le président élu, on nous oublie. Ça ne vaut pas le coup."

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