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Les élections législatives togolaises organisées après des mois de contestation

Des partisans de l'opposant Jean-Pierre Fabre
Des partisans de l'opposant Jean-Pierre Fabre AFP

Un peu plus de trois millions de Togolais se rendent aux urnes ce jeudi pour élire leurs députés lors de législatives retardées par des mois de contestation. L'opposition va tenter de défier le pouvoir aux mains des Gnassingbé depuis 40 ans.

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Après des mois de retard, les Togolais vont enfin pouvoir voter jeudi 25 juillet lors des élections législatives, les premières depuis 2007. Le scrutin était initialement prévu en octobre 2012, mais il a été repoussé de plusieurs mois suite à de nombreux rassemblements de l’opposition et de membres de la société civile regroupés sous deux coalitions différentes, "Sauvons le Tog" et "Arc-en-ciel".

Ces manifestations se sont nourries des difficultés économiques que traversent ce pays pauvre, confronté à une baisse de la production de coton et à la stagnation de l’industrie du phosphate.

La plupart de ces mouvements de protestation ont été dispersés par les forces de sécurité à coups de gaz lacrymogène. Trente-cinq personnes ont également été arrêtées, une majorité d'opposants au régime, dont plusieurs soupçonnés d’avoir mis le feu à deux marchés en janvier dernier. Treize d’entre eux ont depuis été libérés, dont cinq candidats aux législatives.

Des soupçons de fraude

À la veille des élections, les opposants ont accusé le parti au pouvoir, l'Union pour la République (UNIR), de l’actuel président Faure Gnassingbé, fils de Gnassingbé Eyadema qui a dirigé le pays pendant plus de 30 ans, de prévoir des fraudes.

Dans un premier temps, l’opposition a menacé de boycotter le scrutin, mais elle a finalement accepté d’y participer après des négociations qui permettent à ses membres d’avoir accès aux bureaux de vote et d’obtenir des financements publics pour leur campagne.

"Nous considérons que l’enjeu de ce scrutin est tel que si nous le boycottons, nous laissons la coalition des fils des anciens présidents de la République continuer leur mainmise sur le pays. Pour nous ce scrutin est particulier, car il ouvrira le champ à des réformes constitutionnelles et institutionnelles et nous y allons pour empêcher l’instauration d’un royaume", a ainsi expliqué à RFI, Agbeyomé Kodjo, l’un des chefs de file de "Sauvons le Togo".

Selon certains observateurs, l’opposition, divisée, va toutefois avoir du mal à obtenir assez de sièges parmi les 91 à pourvoir pour peser réellement dans l’Assemblée. Le président a par ailleurs demandé aux électeurs de lui garantir une confortable majorité pour continuer à "améliorer la qualité de vie des Togolais".

Les bureaux de vote ouvrent à partir de 7h GMT et ferment à 16h GMT. Les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs jours.

Avec dépêches

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