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La présidentielle malienne, un scrutin capital pour un pays meurtri

Pierre René-Worms

Les Maliens se rendent aux urnes, ce dimanche, pour la première élection présidentielle depuis le coup d'État militaire du 22 mars 2012. Retour sur les enjeux d'un scrutin capital pour ce pays à genoux après un an et demi de conflit.

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Au Mali, près de sept millions d’électeurs sont appelés aux urnes, dimanche 28 juillet, pour élire leur nouveau président. Vingt-sept candidats se présentent au premier tour de la présidentielle, qui pourrait être suivi si nécessaire le 11 août d'un second tour entre les deux candidats arrivés en tête. L'ex-Premier ministre et ex-président de l'Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), 69 ans, et l'ex-ministre des Finances et ex-dirigeant de l'Union économique et monétaire (Uémoa) Soumaïla Cissé, 63 ans, font figures de grands favoris.

Celui qui sortira vainqueur du scrutin aura la très lourde tâche d'entamer le redressement d’un pays à genoux après un an et demi de conflit politique et militaire. Cela ne pourra se faire sans assurer tout d'abord la réconciliation au sein de la population puis la refondation de l'administration et de l'armée.

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Nombre de Maliens attendent beaucoup des négociations de paix que le nouveau président devra engager après son intronisation, selon l'accord intérimaire signé en juin au Burkina Faso. Ces discussions devront se nouer avec les rebelles touareg mais aussi les autres mouvements armés et l'ensemble des communautés.

La plupart des réfugiés ne pourront pas voter

L'élection présidentielle se déroule dans un pays toujours en proie à l’instabilité, tant les tensions avec les Touareg, au nord, sont encore vives et que la situation sécuritaire reste volatile. Ce scrutin, organisé sous la pression internationale à peine sept mois après le début de la vaste opération militaire initiée par la France contre les groupes islamistes de la mouvance d'al-Qaïda qui avaient pris le contrôle du pays, est crucial pour l'avenir du Mali.

De grosses difficultés d’organisation ou des tentatives de fraudes pourraient aboutir à un scrutin contesté, entacher la crédibilité du nouveau chef d'État et aggraver la crise politique. Parmi les obstacles au bon déroulement du scrutin, listés fin juin par les analystes de l'International Crisis Group (ICG), figurent la distribution à temps des nouvelles cartes d'électeurs - les derniers chiffres officiels indiquent qu'un total de 85% de Maliens ont reçu le précieux sésame -, le redéploiement inachevé de l'administration centrale dans le nord, l'absence de retour chez eux de 500 000 réfugiés et déplacés dont la plupart risque de ne pas pouvoir voter.
 

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