Accéder au contenu principal
SYRIE

Des djihadistes prennent 200 civils kurdes en otage dans le nord du pays

AFP
3 min

Des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda ont pris en otages environ 200 civils kurdes après de violents combats contre des combattants kurdes dans deux villages du nord-est de la Syrie, selon une ONG syrienne mercredi.

Publicité

La tension monte dans le nord et l'est de la Syrie entre les Kurdes et des groupes de rebelles djihadistes liés au réseau Al-Qaïda. À la suite de violents combats contre des combattants kurdes dans deux villages du nord-est de la Syrie, des djihadistes ont pris en otage environ 200 civils kurdes, d’après l'OSDH, une ONG syrienne qui s'appuie sur un large réseau de militants et sources médicales en Syrie. 

Les "combattants du Front Al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont pris le contrôle du village de Tall Aren dans la province d'Alep et assiègent un autre village proche, Tall Hassel. Ils ont pris en otage environ 200 civils parmi les habitants des deux villages", a en effet indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) dans un communiqué publié mercredi 31 juillet.
 
Selon le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, les affrontements ont "éclaté dimanche à l'aube après l'appel d'un des chefs de l'EIIL à aller combattre la brigade kurde" relevant de l'Armée syrienne libre (ASL), la principale composante de la rébellion contre le régime de Bachar Al-Assad.
 
Les djihadistes ont alors lancé un assaut contre le siège d'un bataillon de cette brigade à Tall Hassel, tuant son chef, a-t-il précisé. L'assaut a provoqué de violents combats entre kurdes et djihadistes dans ces deux villages qui ont coûté la vie à "16 kurdes dont 11 combattants" et à 10 djihadistes dont un dirigeant d'Al-Nosra, toujours selon l'OSDH.
 
Ce n’est pas la première fois qu’un évènement de ce type se produit dans la région. Le 21 juillet, des djihadistes avaient relâché quelque 300 civils kurdes qu'ils avaient capturés la veille, en représailles à l'arrestation d'un de leurs commandants par des combattants kurdes dans le nord de la Syrie.

"Mobilisation générale" contre les djihadistes
 
Ces évènements interviennent au lendemain d’un appel à la mobilisation générale contre les groupes djihadistes lancé par la principale milice kurde en Syrie. Et ce, après l’assassinat dans un attentat à la voiture piégée de Isa Huso, membre du Conseil suprême kurde, une plateforme réunissant la plupart des mouvements kurdes de Syrie. Ce dernier avait violemment critiqué, peu de temps auparavant les agissements de l'Etat islamique en Irak et au Levant.
 
"Les Comités de protection du peuple kurde (YPG) ont appelé tous ceux qui peuvent porter des armes à se joindre à leurs rangs pour protéger les zones qu'ils contrôlent des attaques de l'État islamique d'Irak et du Levant et du Front AL-Nosra", a indiqué l’OSDH, citant le communiqué. La milice se dit prête "à repousser les attaques dans les territoires qui sont sous [son] contrôle".
 
L’YPJ est considérée comme la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD). Celui-ci est l'émanation syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme "terroriste" en Turquie.
 
Depuis deux semaines, de violents combats aux abords de la frontière turque opposent les djihadistes aux combattants kurdes qui ont réussi à chasser les islamistes de plusieurs secteurs, le plus important étant la localité de Ras Al-Aïn.
 
Alors que la rébellion est globalement composée de sunnites, majoritaires en Syrie, et que les alaouites minoritaires se tiennent derrière le président Assad, qui appartient à cette communauté issue de l'islam chiite, la minorité kurde syrienne se retrouve prise en étau dans le conflit, se battant alternativement contre les uns et les autres.
 

Avec dépêches

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.