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Le gouvernement tunisien appelle les djihadistes à se rendre

AFP

Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh a appelé, dimanche, les djihadistes à se rendre, alors que la police multiplie les arrestations. Des attaques, attribuées à des groupes salafistes, ont plongé le pays dans la crise politique.

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"Rendez les armes, rendez vous à la police; la société et la justice le prendront en considération". C’est en ces termes que le Premier ministre tunisien Ali Larayedh, cité par l'agence TAP, a appelé dimanche 4 août les djihadistes à se rendre, en pleine crise politique provoquée par des attaques attribuées à cette mouvance.

Parallèlement, le gouvernement, dirigé par les islamistes d'Ennahda et accusé par l’opposition d'être lié aux attaques menées par des radicaux, a multiplié les opérations policières depuis vendredi à travers le pays.
      
L'une d'elles, à Sousse (140 km au sud de Tunis), a permis l'arrestation de Lotfi Ezzine, suspecté d'être impliqué dans l'assassinat, le 25 juillet, du député d'opposition Mohamed Brahmi, qui a déclenché une profonde crise politique dans le pays.
             
Le ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou a indiqué qu'une opération, menée dimanche à l'aube à Tunis, a permis l'arrestation d'un complice présumé, Ezzedine Abdellaoui, dans l'assassinat le 6 février 2013 de l'opposant Chokri Belaïd. Lors de l'assaut de la brigade antiterroriste (BAT), un autre "terroriste" a été tué et quatre blessés.
             
Opération "aérienne et terrestre" dans la région du djebel Chaambi
 
Lors d'autres interventions, un homme soupçonné de préparer un attentat suicide a été arrêté et trois "extrémistes religieux" préparant une attaque contre une banque ont été mis sous les verrous. Deux trafiquants d'armes ont aussi été arrêtés à la frontière libyenne en possession de kalachnikovs, de roquettes et de détonateurs.
 
Enfin, à Tunis, la police a procédé à des perquisitions dans plusieurs maisons d'activistes présumés qui cachaient des armes, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur. Selon des témoins, plusieurs militants salafistes ont été interpellés et conduits au commissariat de Sbitla dans le nord de la capitale.
          
Parallèlement, une opération "aérienne et terrestre" de l'armée, lancée jeudi soir dans la région montagneuse du djebel Chaambi, près de la frontière avec l'Algérie, se poursuivait pour "éradiquer" un groupe armé qui serait lié à Al-Qaïda. Selon une source militaire interrogée par l'AFP, un soldat a été tué et quatre autres blessés dans l'explosion d'un engin au passage de leur véhicule blindé.
                            
 Avec dépêches.
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